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LIVRE NOIR DE LA
PSYCHANALYSE
une campagne de presse stalinienne
|
A.I.T.B.
|
La
parution du livre
Le "Livre
Noir de la Psychanalyse" est paru aux éditions
des Arénes, le 1er
septembre 2005.
Sa parution à fait l'objet d'une campagne de
presse,
extraordinaire hostile, dénonçant un livre de
haine et de
calomnies. Accessoirement la source du complot est
dénoncé ches les tenants des TCC que ce soit Jean
Cottraux ou même Daniel Widlocher, ancien
président de
l'API (Association Psychanalytique Internationale), accusé
de dérive trotskyste, pardon de
dérive TCC par JA MILLER. Les journaux "Le Monde"
et
"l'humanité" ainsi que l'hebdomadaire "Le Point"
se sont
distingués dans cette campagne de dénonciation
stalinienne. Le journal "Libération" a pris une attitude
plus
nuancée. L'analyse des articles publiés par ces
parutions
en fait foi.
Dans les associations de malades psychiques,
"Autisme-France" et
Mediagora ont réagi par des lettres ouvertes
de dénonciation de l'usage de la psychanalyse chez
les
malades psychiques. Une
lettre ouverte de l'AITB a aussi
été publiée. Les réactions
que l'on a pu
entendre à la "journée de la
dépression" du 5
octobre 2005 sont aussi particulièment critiques, que ce
soit
celle de Jean Caneva de L'UNAFAM ou des témoignages des
intervenants, dont la plupart étaient des bipolaires. Seule
Annie Labbé, présidente actuelle d'Argos2001,
qualifie la
psychanalyse de "technique officielle" et en organise la
promotion.
Le "pouvoir de la parole" est certes très
important. Mais
un groupe de paroles ou un forum
spécialisé
ont plus d'effets et sont infiniment moins
chers que la psychanalyse, sans parler de l'absence de stigmatisation
porté sur les parents, accusés par les
psychanalystes
d'être la source de tous les maux.
LE MONDE ET LE
LIVRE NOIR DE LA PSYCHANALYSE
=============================================
A l'exception de l'article de Cécile PRIEUR, journaliste
spécialisée dans les problèmes de
psychiatrie, les
autres articles relèvent de la campagne de
dénonciation
stalinienne.
Recherche sur
le site www.LeMonde.fr avec
mots-clés "livre Noir Psychanalyse"
1- Point de vue "Livre
noir de la
psychanalyse", la main dans le sac, par Serge Tisseron
LE MONDE | 5 octobre 2005
| 491 mots
Je n'aurais pas pris la
plume contre Le
Livre noir de la psychanalyse si je n'avais pas une bonne raison de le
faire. L'essentiel a en effet été dit : en fait
de scoop, il s'agit d'une reprise de travaux historiques en partie
vrais et en partie discutables sur la psychanalyse, assortie d'une
haine féroce à l'égard de celle-ci et
d'une campagne promotionnelle pour les thérapies cognitives
et comportementales....
2 - Catalogue de la
détestation
antifreudienne €
LE MONDE DES LIVRES | 9
septembre 2005 |
Jean Birnbaum | 1051 mots
Une quarantaine d'auteurs
européens et américains ont participé
à la rédaction d'un« Livre noir de la
psychanalyse ». Fustigeant les disciples de Freud, ils
formulent de graves accusations, rarement étayées.
3 - Un livre, un divan et
un
débat €
LE MONDE | 25 septembre
2005 | par
Pierre-Henri Castel | 1018 mots
LE Livre noir de la
psychanalyse ? Un
déchaînement d'invectives et d'accusations
grotesques, enchâssées dans des études
érudites anciennes, encore une fois recyclées,
que ponctuent, enfin, des invitations au « dialogue
» tantôt patelines, tantôt sarcastiques.
4 - Un nouvel
épisode de la
« guerre des psys » €
LE MONDE DES LIVRES | 9
septembre 2005 |
Cécile Prieur | 740 mots
Le champ psy tourne au
champ de bataille.
Déjà coutumière des querelles
intestines entre sociétés et écoles de
différentes obédiences, qui n'ont
renforcé, ces dernières années, ni son
crédit ni sa visibilité, la psychanalyse est
aujourd'hui en butte aux attaques frontales et
répétées des adeptes...
5 - LES AUTEURS
(titre catalogue de la
détestation anti-freudienne)
LE MONDE DES LIVRES | 9
septembre 2005 | 102
mots
Coordonné et
dirigé
par l'éditrice Catherine Meyer, Le Livre noir de la
psychanalyse regroupe les contributions de quarante auteurs de diverses
nationalités, européens ou
nord-américains. Parmi ses principaux artisans, on compte un
historien connu pour ses travaux critiques sur les origines du...
6 - Des questions que les
psychanalystes ne
peuvent plus éluder €
LE MONDE | 16 septembre
2005 | Philippe
Pignarre | 714 mots
par Philippe Pignarre.
COMMENT discuter de
la psychanalyse ? La publication du Livre noir de la psychanalyse
pourrait être l'occasion de confrontations
intéressantes. C'est le souhait de la plupart de ceux qui y
ont participé ; lesquels, par ailleurs, ne sont pas tous des
partisans frénétiques des...
7 - Une nouvelle chasse
aux
sorcières €
LE MONDE | 10 septembre
2005 | par Jack
Ralite et Jean-Pierre Sueur | 837 mots
AUSSI dangereuse
qu'insidieuse, une campagne
obscurantiste se développe. Elle vise directement la
psychanalyse et toutes les psychothérapies relationnelles
qui considèrent que le traitement de la souffrance psychique
ne saurait relever de la seule médecine.
8 - PIERRE DELION, chef
de service de
pédopsychiatrie au CHU de Lille €
LE MONDE | 23 septembre
2005 | Propos
recueillis par Cécile Prieur | 640 mots
Que pensez-vous de cette
notion de trouble
des conduites et de l'idée d'un dépistage
précoce des enfants préconisé par
l'Inserm ? Je ne suis pas du tout adepte de ce genre de concepts. Le
trouble des conduites implique une référence
à une bonne conduite et à une mauvaise conduite.
9 - Encore une agression
de vieille dame
€
LE MONDE | 1 octobre 2005
| Dominique
Dhombres | 396 mots
LES OREILLES de la
vieille dame qu'est la
psychanalyse ont dû lui tinter, tard dans la nuit du jeudi 29
au vendredi 30 septembre. A moins qu'elle n'ait
rêvé que des voyous tentaient de lui arracher son
sac à la faveur de l'obscurité.
LIBERATION ET LE LIVRE NOIR DE LA PSYCHANALYSE
Recherche "livre
noir
psychanalyse" sur liberation.fr
1.
Psychologique de famille
05/10/2005
Car il reste difficile de
parler
d'infidélité en Italie, impensable d'exporter
où que ce soit un texte - même d'Alina Reyes - sur
la fellation ou tout simplement " explicitement sexuel ",
délicat d'aborder la psychiatrie en Russie où
elle évoque e...
http://www.liberation.fr/page.php?Article=328617
2.
La souffrance sans voix
03/10/2005
Annie GRUYER (Mediagora)
Leur " siège " de
la parole (eux
si muets d'ordinaire de par leur profession de foi) a lieu suite
à la parution, le 1er septembre, du Livre noir de la
psychanalyse Parmi les 23 000 premiers lecteurs du Livre noir (il y en
aura beaucoup d'autres, ...
http://www.liberation.fr/page.php?Article=328102
3.
Le marché du
mental (JA MILLER)
28/09/2005
Dialogue imaginaire entre
lui (Daniel
Widlocher) et moi(JA MILLER)
Ce n'est pas plus
compliqué que
ça. La psychanalyse était faite pour aboutir,
d'une part, à un Livre noir très noir d'autre
part au mot d'ordre : " Des questionnaires partout ! " Foin de ces
vieilles lunes : inconscient, censure, refoulement....
http://www.liberation.fr/page.php?Article=326918
4.
Freud n'a pas
laissé une oeuvre figée
21/09/2005
Clarissa Fondacci
(psychanalyste)
L e Livre noir de la
psychanalyse
récemment paru est d'une extraordinaire violence
à l'encontre de la psychanalyse et
révélateur d'un mode de pensée
scientifique sur lequel il est urgent de s'interroger. Il me semble en
effet que les auteurs de c...
http://www.liberation.fr/page.php?Article=325194
5.
Feu sur Freud
19/09/2005
Edit Favereau
" Plutôt qu'un
livre noir j'aurais
préféré que l'on parle
plutôt des pages sombres de l'histoire de la psychanalyse ",
tempère Philippe Pignarre, un des auteurs, d'ordinaire
spécialisé dans la dénonciation des
pratiques de l'industrie pharmaceuti...
http://www.liberation.fr/page.php?Article=324407
6.
«La psychanalyse
n'est en rien démontrée»
19/09/2005
Jean Cottraux,
psychiatre, justifie la
violence du " Livre noir " auquel il a collaboré : " La
psychanalyse n'est en rien démontrée " samedi 17
septembre 2005 Jean Cottraux, psychiatre des hôpitaux,
chargé de cours à l'université Lyon I,
est un de...
http://www.liberation.fr/page.php?Article=324409
7.
Noyer son chien
19/09/2005
Antoine de Gaudemar
La charge
pamphlétaire du Livre
noir de la psychanalyse en est le dernier épisode. Ce n'est
pas qu'une bataille théorique ou idéologique,
c'est aussi une guerre de territoire, économique et
sociétale, où tous les coups sont donc permis :
désormais...
http://www.liberation.fr/page.php?Article=324411
8.
En finir avec la psychanalyse?
13/09/2005
Daniel Sibony
(1) Le Livre noir de la
psychanalyse sous la
direction de Catherine Meyer (les Arènes). La fureur des
auteurs du " Livre noir de la psychanalyse " relève de
l'irrationnel. La psychanalyse est une théorie " molle ",
caoutchouteuse, déformable, dit...
http://www.liberation.fr/page.php?Article=323170
9.
Robert Maggiori:
«Ce qui frappe c'est le nombre d'ouvrages sur la religion et
notamment les trois monothéismes»
02/09/2005
De façon
conjoncturelle, il y a
un livre qui s'appelle " Le livre noir de la psychanalyse ", dont le
titre à lui seul indique le contenu puisqu'il fait penser au
" livre noir " sur le communisme. Ce livre qui paraît aux
Editions des Arènes, s'atta...
http://www.liberation.fr/page.php?Article=320855
10.
Essais repartis
01/09/2005
A part : Nina Coltart,
Bouddhisme et
psychanalyse Contributions à l'étude de quelques
formes de racisme, Galaade), Imre Hermann (Psychologie de
l'antisémitisme, L'Eclat), Pierre Vidal-Naquel (la Guerre
des juifs, Bayard), Catherine Pinguet (la Fo...
http://www.liberation.fr/page.php?Article=320400
L'HUMANITE ET LE LIVRE NOIR DE LA PSYCHANALYSE
===============================================
Recherche humanite.fr
avec "Livre Noir
Psychanalyse"
• Ces mages noirs
qui
rêvent d'enterrer la psychanalyse
Tribune libre | Ven 9 sep
2005
Roland GORI
Ces mages noirs ... la
psychanalyse ...
professeur de psychopathologie clinique à
l'université d'Aix-Marseille, psychanalyste ... dans le
marigot, un prétendu Livre noir de la psychanalyse ... le
langage de la science pour accomplir des rituels de magie noire ... La
forme du livre ... à la psychanalyse l'injustice ... la
psychanalyse mais sans pour autant éclairer le
débat sur le soin et la recherche ... votre
lumière, hommes du Livre noir ... à Freud et
à la psychanalyse ... Freud et les psychanalystes ...
L'« or- dre secret » du « mage noir ...
Les éditeurs du livre ... la psychanalyse ... Pour exemple,
le livre posthume du pauvre Dr Gautier, Freud ... Les
éditeurs du Livre noir ... ce livre de
dénonciation à la Savonarole ... des gens
« tombés malades de Freud et de la psychanalyse
... Plus que Freud et les psychanalystes ... Noircir la psychanalyse
... la psychanalyse
Pertinence : 84.89 %
http://www.humanite.fr/journal/2005-09-09/2005-09-09-813724
• PARUTION Un livre
plus triste que
noir
Tribune libre | Lun 26
sep 2005
????
PARUTION Un livre plus
triste que noir ...
La psychanalyse identifiée à un «
terrorisme intellectuel ... Les psychanalystes jugés
collectivement responsables d'une « catastrophe sanitaire
bien pire ... le niveau des arguments et la nature des
démonstrations employés dans ce gros livre,
abusivement présenté par ses concepteurs (et une
presse bien peu regardante) comme la révélation
de la « face sombre » de la théorie
freudienne ... Le Livre noir de la psychanalyse
Pertinence : 84.81 %
http://www.humanite.fr/journal/2005-09-26/2005-09-26-814769
• Tous les
débats de la
Fête heure par heure
Médias | Sam 10
sep 2005
Village du livre
Croissance ... Avec Nicole
Borvo, sénatrice de Paris, présidente du groupe
CRC, Frédéric Dutoit,
député des Bouches-du-Rhône,
Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de
l'homme, Éliane Assassi, sénatrice de
Seine-Saint-Denis, Hélène Franco,
vice-présidente du Syndicat de la magistrature, Anne de
Loisy, journaliste, auteure du livre Bienvenue en France ... Avec
Clémentine Autain, fondatrice de l'Association
Mix-Cité, auteure des livres Alter ... égaux et
les Droits des femmes, Anne Zelensky, présidente de la Ligue
du droit des femmes et auteure du livre Histoire de vivre ... Paris 18e
Logement et sociologie de Paris Avec Monique et Michel Pinson Charlot
et les élus communistes du 18e. 14 h 45 Village du livre La
rentrée littéraire - les pouvoirs de la critique
15 heures Agora de l'Humanité
Délocalisés de tous les pays ... 15 h 30 Village
du livre La rentrée littéraire ... Patrice
Giorda, et un des lecteurs du livre les Vivants et les morts ... 16 h
15 Village du livre Littérature de jeunesse Avec Bernard
Épin et François Mathieu ... 17 heures Village du
livre L'écriture de soi ... de la mémoire aux
enjeux contemporains Avec Karfa Diallo, président de
l'association Divers Cités, « Pour un
mémorial de la traite des Noirs à Bordeaux ... 17
h 45 Village du livre Laïcité Avec Antoine
Casanova, directeur de la Pensée, Michel Onfray, auteur de
Traité d'athéologie, Gilles Candar, auteur de
Jaurès et la laïcité ... Village du
livre Les révoltes ... MJCF Lancement de la
rédaction de la loi « pour la réussite
dans l'enseignement supérieur » 12 heures Village
du Livre Après la victoire du « non » au
référendum, quelle réorientation de la
construction monétaire européenne et de la BCE
... L'historienne de la psychanalyse dialogue avec l'auteur du
Traité d'athéologie ... Village du Livre La
rentrée littéraire ... OMOS - Archipel 93
Mouvement populaire et pouvoirs institutionnels 14 h 45 Village du
Livre La rentrée littéraire ... Aîcha
Dabalé, Afaspa, coauteure du livre Ces femmes ... 16 h 15
Village du Livre Écriture et identité Avec Zahia
Rahmani ... Village du Livre Heidegger et le nazisme Autour du livre
d'Emmanuel Faye
Pertinence : 66.65 %
http://www.humanite.fr/journal/2005-09-10/2005-09-10-813766
• Pourquoi rallumer
la guerre des
« psys » ?
Tribune libre | Lun 26
sep 2005
Michel Plon et Edouard
Zarifian
La psychanalyse, sans
doute ... Coauteur du
Dictionnaire de la psychanalyse (Fayard, 2000, avec
Élisabeth Roudinesco), ainsi que d'ouvrages et d'articles
consacrés à la théorie et à
la pratique de sa discipline, Michel Plon ... psychanalyste ... En
quelques décennies, la psychanalyse ... la naissance de la
psychanalyse, l'engouement dans les années vingt du
mouvement surréaliste pour les idées de Freud,
puis un certain « âge d'or » de la
pensée, en France notamment, les années soixante
et soixante-dix, période durant laquelle la psychanalyse ...
plus qu'étonnant que la place de la psychanalyse ... sur la
toile de fond d'une résistance permanente à la
psychanalyse ... la psychanalyse ... La psychanalyse ... ce vacarme,
par exemple, autour de la parution d'un livre qui, mis à
part la vulgarité du ton et le caractère
caricatural de nombre de ses procédés, reproduit
pour l'essentiel le vieux débat consistant à
savoir ... la psychanalyse ... à la différence de
Freud (et de Lacan, durant un temps), la grande majorité des
psychanalystes ... plus une quelconque appartenance de la psychanalyse
aux sciences de la nature ... La psychanalyse ... La psychanalyse ...
guérison, ni soin, la psychanalyse ... psychanalystes ... la
psychanalyse ... clair par ailleurs que bien des psychanalystes ... la
théorie psychanalytique ... un bon psychanalyste ...
psychanalyse ... psychanalyse ... sans psychanalyse et que, du reste,
une analyse sur injonction ... la psychanalyse ... les obstacles
dressés par certains pays à l'implantation et au
développement de la psychanalyse ... aussi en Chine, la
pratique psychanalytique
Pertinence : 62.3 %
http://www.humanite.fr/journal/2005-09-26/2005-09-26-814770
• Critique Secrets
et
héritages
Cultures | Mer 5 oct 2005
critique du film
"Caché" de
Michel Haneke
Dans leur salon
blindé de livres
... De Vienne à Paris, de Freud à Sartre, du
père de la psychanalyse
Pertinence : 49.39 %
http://www.humanite.fr/journal/2005-10-05/2005-10-05-815389
• Studia islamica
Tribune libre | Mer 5 oct
2005
Pour les autres livres
... pour son compte
personnel, après avoir d'abord travaillé avec ces
livres ... les commentaires des livres des Anciens ... En d'autres
termes, l'insoumission ou la juste méthode pour viser des
« processus de subjectivation », psychanalytique et
politique
Pertinence : 49.1 %
http://www.humanite.fr/journal/2005-10-05/2005-10-05-815410
• Populariser la
dialectique
Tribune libre | Jeu 29
sep 2005
Une synthèse de
l'un de ses
livres majeurs, Recherches dialectiques ... chaque forme historique de
dialectique - par exemple la psychanalyse freudienne ou la cosmologie
d'Einstein
Pertinence : 46.97 %
http://www.humanite.fr/journal/2005-09-29/2005-09-29-815097
• « L'enfant
n'a pas de
recul »
Médias | Ven 30
sep 2005
psychiatre et
psychanalyste ... angoisses,
la peur du noir, des difficultés à dormir, un
malaise devant le danger
Pertinence : 45.31 %
http://www.humanite.fr/journal/2005-09-30/2005-09-30-815175
• Dolto, la
vérité à la lettre
Tribune libre | Ven 30
sep 2005
de la
créativité
intellectuelle et de l'engagement pratique de la
célèbre psychanalyste ... un
témoignage tout à fait important à la
fois sur le parcours singulier de cette psychanalyste hors norme et sur
un moment essentiel de l'histoire de la psychanalyse
française ... ses convictions religieuses, de son
intransigeance vis-à-vis de la vérité,
au fondement de son engagement dans la psychanalyse ... une
psychanalyste chrétienne et mère de famille ...
une très nette distinction entre une
psychothérapie bâtarde utilisant les connaissances
de la psychanalyse pour orienter une position active et
interventionniste à but de "normalisation " du comportement
et la psychanalyse vraie » (lettre 137) ... le mouvement
psychanalytique français durant ces cinquante
années ... nombre d'informations sur le travail de cette
psychanalyste consciente de sa difficulté à
théoriser son extraordinaire pratique avec les enfants ...
psychanalyste (1) Le premier tome
Pertinence : 42.99 %
http://www.humanite.fr/journal/2005-09-30/2005-09-30-815182
LE
POINT ET LA PSYCHANALYSE
19 document(s)
trouvé(s);
Jacques-Alain Miller
répond aux
anti-Freud (701 mots)
Freud est un menteur et
un mystificateur,
clament les partisans des thérapies comportementales et
cognitives. Ils le disent dans le « Livre noir de la
psychanalyse » (éditions Les Arènes).
Jacques-Alain Miller, l'un des chefs de file de la psychanalyse,
répond à ces « braillards
haïssant Freud».
2005-09-22 - N° 1723
-
Société - page 80 - Emilie Lanez
Sexualité
L' historien du plaisir
solitaire (1326 mots)
Pourquoi une pratique
communément
tolérée, la masturbation, est-elle devenue, au
XVIIIe siècle, un problème ? Auteur d'une somme
sur « Le sexe en solitaire » (Gallimard), Thomas
Laqueur, professeur à Berkeley et historien de la
sexualité, répond.
2005-07-21 - N° 1714
-
Idées - page 68 - Propos recueillis par Emilie Lanez
Cinéma
Jugnot en plein coeur
(2309 mots)
Il caracole au sommet du
box-office des
salles et des coeurs. Il fait chanter les choristes et enchante la
France. Il n'est ni beau, ni élégant, ni costaud,
il joue les ratés et voilà que tout un pays se
reconnaît en lui. Au moment où sort le remake de
« Boudu » - de et avec lui -, portrait d'un homme
d'action. Et histoire d'un succès.
2005-03-03 - N° 1694
-
Cinéma - page 92 - François-Guillaume Lorrain
La paresse
Les Français
travaillent-ils
assez ? (4835 mots)
Au moment où
plusieurs
entreprises remettent en question la RTT, « Bonjour paresse
», ce livre iconoclaste et décapant, caracole en
tête des hit-parades de l'édition. Faux
procès ou réalité ?
2004-09-23 - N° 1671
-
Économie - page 76 - Isabelle Barré et Romain
Gubert
Spécial Etats-Unis
Littérature : Les
références (776 mots)
David Treuer : Universel
David Treuer est
Indien Ojibwa, et, lorsqu'il n'enseigne pas la littérature
à l'université Saint Paul (Minnesota), il
retourne chasser et pêcher sur la réser(...)
2004-06-03 - N° 1655
- Monde - page
59 - Christophe Mercier
Bibliothèques
Ces livres qu'on
détruit (2619
mots)
Entretien - D'Akhenaton
à Pol
Pot, de César à Hitler, tous les
règnes des dictateurs sont jalonnés de
destructions de bibliothèques. Lucien X. Polastron publie un
essai édifiant sur le sujet : « Livres en feu
» (Denoël). Il a répondu aux questions de
François-Guillaume Lorrain.
2004-02-19 - N° 1640
-
Idées - page 84 - François-Guillaume Lorrain
Les dépressifs
Cette « lente
glissade vers le
rien » (3288 mots)
Dans son dernier livre,
« Tomber
sept fois, se relever huit » (Albin Michel), Philippe Labro
raconte sa plongée dans la dépression nerveuse et
les effets dévastateurs de ce qu'il appelle la «
broyeuse ». Un témoignage
vérité sur cette maladie qui touche, a
touché ou touchera un Français sur cinq
2003-09-26 - N° 1619
-
Société - page 62 - Jean-Paul Enthoven
Exclusif
Les militants du NON
(2617 mots)
Tout ce que la France
compte de mouvements
contestataires est recensé dans « La France
rebelle » (éditions Michalon), sous la direction
de deux universitaires, Xavier Crettiez et Isabelle Sommier. Une somme
édifiante dont Le Point livre les bonnes feuilles.
2002-10-11 - N° 1569
- France - page
38 - François Dufay
Affaires
Schuller : Le prince de
l'insinuation (1382
mots)
L'ancien directeur
général RPR de l'office HLM des Hauts-de-Seine
sort un livre (1) pour rétablir « sa »
vérité. Après sept ans d'exil, ce
chasseur de grand gibier vise les chiraquiens. Sans preuve.
2002-04-05 - N° 1542
- France - page
42 - Propos recueillis par Christophe Deloire, Denis Demonpion (avec
Jean-Marc André)
Mère-fille
Un duo d'enfer (2968 mots)
La complicité
entre une
mère et sa fille, ça existe. Mais les relations
de ce duo peuvent être ravageuses. Caroline Eliacheff,
psychanalyste, et Nathalie Heinich, sociologue, percent les secrets de
ce couple souvent explosif
2002-02-01 - N° 1533
-
Société - page 50 - par emilie Lanez
Gérard Miller : De
Lacan
à Ruquier (1472 mots)
Ancien maoïste et
disciple de
Jacques Lacan, ce psy brillant et provocateur passe plus de temps sur
les plateaux de télé que dans son cabinet.
2001-01-19 - N° 1479
-
Société - page 80 - François Dufay
Sartre : que reste-t-il ?
La philosophie de Sartre
(2302 mots)
Quelques années
durant, Sartre
fut aussi un grand philosophe. Rappel du temps où
l'existentialisme était encore un humanisme.
2000-01-14 - N° 1426
-
Littérature - page 91 - Luc Ferry
MHC est très
balsamique (726 mots)
Mary Higgins Clark livre
avec exactitude une
prestation conforme aux désirs de son vaste lectorat. Aucune
dérogation aux normes du best-seller ; dernier exemple :
« Et nous nous reverrons... »
1999-07-16 - N° 1400
-
Littérature - page 83 - Marc Lambron
Psychanalyse
Questions à une
centenaire (773
mots)
Essai - Neuf
psychanalystes qui parlent, et
même qui répondent ! La chose est assez rare pour
qu'on lise le recueil d'entretiens « Cent ans
après ».
1999-06-11 - N° 1395
-
Littérature - page 133 - Michel Schneider
L'EXPRESS
www.lexpress.fr recherche avec mots-clés "livre noir
psychanalyse"
1. Pas de
panique!
22/09/2005
Côté traitement, les psychanalyses au long cours
perdent du terrain au profit des thérapies
brèves, qui permettent un retour plus rapide à la
vie normale. La hantise de l'accident d'avion se propage à
la vitesse d'une épidémie depuis la
série noir ..
http://www.lexpress.fr/info/sciences/dossier/phobi
es/dossier.asp?ida=435022
2. La
guerre des psys
05/09/2005
Il se trouve qu'un des responsables de cette étude, Jean
Cottraux, est aussi un des auteurs du Livre noir de la psychanalyse ..
A la même époque se tenait au Parlement un
débat houleux sur le contrôle des
psychothérapeutes, profession sans statut ...
http://www.lexpress.fr/info/sciences/dossier/psy/d ossier.asp?ida=434805
3.
Elisabeth Roudinesco contre-attaque
05/09/2005
Bien entendu qu'il faut critiquer la psychanalyse : j'appartiens au
courant historiographique inauguré par Michel Foucault et
Henri Ellenberger, dont l'oeuvre est aujourd'hui
détournée par les auteurs du Livre noir L'Express
du 05/09/2005 Entreti...
http://www.lexpress.fr/info/sciences/dossier/psy/d ossier.asp?ida=434806
4.
Attend-on trop des psys?
18/07/2005
" Il a pris, à travers les âges, divers noms :
mélancolie, taedium vitae, acédie au Moyen Age...
Chez les Grecs, il venait d'un excès de bile noire que l'on
purgeait à coups de saignées. " Une sorte de
catharsis avant l'heure. " Il y a trente ans...
http://www.lexpress.fr/info/sciences/dossier/psy/d ossier.asp?ida=434057
Les
associations de malades
L'Express du 05/09/2005
Entretien
Elisabeth Roudinesco contre-attaque

propos recueillis par Gilbert Charles
Historienne, directrice de recherche à
l'université Paris VII, la psychanalyste réagit au Livre noir de la psychanalyse (les
Arènes)
Le Livre noir vous a scandalisée. Pourquoi?
Le but de cet ouvrage au titre racoleur
n'est pas de critiquer la
psychanalyse, mais de nuire à une discipline et à ses
représentants,
dans un contexte de crise. Freud y est traité de menteur,
faussaire,
plagiaire, dissimulateur, propagandiste, père incestueux. Il est
présenté comme une sorte de dictateur ayant trompé
le monde entier avec
une doctrine fausse. La plupart des grandes figures de la psychanalyse,
Melanie Klein, Anna Freud, Jacques Lacan, Bruno Bettelheim,
Françoise
Dolto, sont brocardés. Dans une langue pauvre et vulgaire, et
à coups
d'affirmations fausses et sans fondements. Tous les mouvements
psychanalytiques sont dénoncés comme des lieux de
corruption et les
analystes, taxés de criminels, responsables de la mort de
10 000
toxicomanes en France, pour avoir prétendument contribué
à empêcher la
diffusion des traitements de substitution. L'ouvrage est d'autant plus
pervers que, en dehors de ses cinq principaux signataires - une
éditrice, un historien et trois thérapeutes
comportementalistes
violemment antifreudiens - il inclut également des auteurs dont
les
articles peuvent être des critiques de la psychanalyse ou de
Freud,
mais qui n'ont rien à voir avec cette position ultradestructrice
et qui
ont peut-être servi, à leur insu pour certains, de caution
à
l'entreprise. Ce n'est pas un livre scientifiquement sérieux,
c'est un
réquisitoire fanatique qui se situe dans la tradition de
l'école dite
«révisionniste».
|
La psychanalyse doit sa
grandeur à sa philosophie de la liberté
|
Vous faites allusion aux négationnistes
des chambres à gaz?
Pas du tout. Ce terme de
«révisionniste» est celui que se sont donné
eux-mêmes les historiens américains qui ont entrepris la
critique
systématique de l'œuvre de Freud, qu'ils
considèrent comme un plagiaire
et un mystificateur. Un courant qui va bien au-delà de la
critique et
qui vise à montrer que la psychanalyse est une imposture. Ses
partisans
ont fini, à cause de leurs excès, par être
marginalisés
outre-Atlantique, après avoir voulu faire interdire, en 1996,
une
grande exposition sur Freud à Washington.
Mais n'a-t-on pas le droit de critiquer la
psychanalyse?
Bien entendu qu'il faut critiquer la
psychanalyse: j'appartiens au
courant historiographique inauguré par Michel Foucault et Henri
Ellenberger, dont l'œuvre est aujourd'hui détournée
par les auteurs du Livre noir.
Mais les principaux auteurs et responsables de cet ouvrage ne sont pas
dans ce registre: ils décrivent un goulag imaginaire dont ils
n'apportent aucune preuve. Les chiffres sont faux, les affirmations
inexactes, les interprétations parfois délirantes. La
France et les
pays latino-américains sont traités de nations
arriérées, comme si la
psychanalyse y avait trouvé refuge pour des raisons obscures
alors
qu'elle aurait été bannie des pays civilisés. De
nombreux textes sont
des résumés de livres - déjà publiés
depuis des années et connus des
spécialistes - dont les idées sont
déformées, isolées de leur contexte
et parfois détournées. Ce sont des vieilleries
déguisées en révélations
d'une vérité cachée jusque-là, alors que
l'inventaire a été fait depuis
longtemps. La théorie analytique est présentée
comme une «fausse
science» dénuée de tout savoir clinique. Aucun de
ses aspects positifs
n'est mentionné, pas même ses succès
célèbres, ni Marie Bonaparte,
sauvée du suicide par Freud, ni Françoise Giroud, qui
disait devoir la
vie à son analyse avec Lacan. Les «victimes» de la
psychanalyse sont
appelées à se rebeller, non pas contre les charlatans qui
les auraient
abusées, mais contre une discipline dans son ensemble, ce qui
est
absurde. Les auteurs invitent les patients des analystes à
quitter les
divans pour rejoindre ceux qui, aujourd'hui, seraient les seuls
à
pouvoir guérir l'humanité de ses problèmes
psychiques: les psychiatres
partisans des thérapies comportementales et cognitives (TCC).
Les abus
des médecins, des psychanalystes ou des
psychothérapeutes, qui existent
bien sûr, servent de prétexte pour s'attaquer au
père fondateur. C'est
comme si on déclarait demain que Spinoza était un
imposteur. Il y a
bien une campagne aujourd'hui - avec laquelle je ne suis pas d'accord -
qui vise à interdire à l'université l'enseignement
de l'œuvre de
Heidegger, mais ce dernier était nazi, ce qui n'est pas le cas
de Freud!
Ce n'est tout de même pas la
première fois que la psychanalyse est attaquée…
Depuis le début, avant
même
la constitution d'un mouvement psychanalytique orthodoxe, elle a
toujours suscité de la haine - que je distingue de la
nécessité d'une
position critique. On dirait que cette doctrine touche à quelque
chose
de si essentiel - la subjectivité humaine, l'inconscient, ce qui
nous
échappe - qu'elle déclenche des réactions
démesurées. Elle a d'abord
été qualifiée d'obscénité par
l'Eglise catholique et les puritains,
parce qu'elle parlait de la sexualité infantile. Dans les
querelles
nationalistes, elle a successivement été traitée
de «science boche» par
les Français, sous prétexte qu'elle échappait au
caractère latin, alors
que les Scandinaves la qualifiaient de «science latine»,
inventée à
Vienne, la ville décadente de Freud, et donc
dégénérée. Les nazis l'ont
ensuite désignée comme «science juive» ou
«judéo-bolchevique». Puis
elle a été décrétée «science
bourgeoise» par les staliniens après 1949,
et «idéologie américaine» dans le contexte de
la guerre froide, alors
qu'il y avait beaucoup de freudiens de gauche. Finalement, les
psychiatres du Parti communiste ont changé de position
après le rapport
Khrouchtchev, en 1956. L'Eglise catholique, elle aussi, y est devenue
favorable à partir de 1950: redoutant de recruter des pervers
sexuels
ou des malades mentaux dans ses rangs, la hiérarchie romaine
ordonne
alors le «discernement des vocations», c'est-à-dire
des expertises
psychiatriques. Comme, à ce moment-là, la psychiatrie est
dominée par
la psychanalyse, certains prêtres progressistes, tel
l'abbé Oraison,
profitent de cette ouverture pour s'interroger sur la nature de la foi.
A partir des années 1960, le relais de la haine de Freud est
repris par
les scientistes, qui accusent la psychanalyse d'être non pas une
science bourgeoise ou juive, mais une fausse science, une illusion
religieuse dont Freud serait le nouveau messie.
Les historiens
«révisionnistes» ont alors repris le flambeau?
Leur bataille, lancée dans
les années 1970 aux Etats-Unis, a fini par s'éteindre
dans les années
2000: ils ont échoué, car ils ont commencé
à vouloir interdire des
enseignements, des expositions et toute allusion positive à la
psychanalyse. Les historiens critiques de Freud ont pris leurs
distances avec ce mouvement radical alors que se développaient
outre-Atlantique une profusion d'études sur le freudisme, dont
une
grande partie reste ignorée chez nous. Le Livre
noir
dénonce l' «exception française» parce que le
courant analytique serait
dans notre pays plus important qu'ailleurs. Mais l'Hexagone n'est pas
une exception: la psychanalyse est toujours solidement implantée
dans
41 pays. Si on se réfère au nombre de psychanalystes par
habitant, le
plus freudien est la Suisse, suivi par l'Argentine, la France, puis les
Etats-Unis, le Brésil et le Royaume-Uni. Et les
différences en termes
d'implantation sont minimes: nous ne sommes pas, loin de là, le
dernier
bastion où résiste la théorie de l'inconscient.
Les psychanalystes eux-mêmes n'ont-ils
pas prêté le flanc à ces attaques?
Les sociétés analytiques
vivent dans un monde fermé traversé de querelles. Elles
ont fait preuve
d'une certaine arrogance à l'encontre des
psychothérapeutes lors des
récentes discussions sur le projet de loi visant à
réglementer leur
profession, en négociant avec le ministère pour en
être exemptées.
Elles ont aussi eu le tort de ne pas prendre en compte les
transformations sociales. La psychanalyse doit sa grandeur à sa
philosophie de la liberté, qui rend le sujet responsable de son
destin.
Mais les analystes français ont perdu leur pouvoir de subversion
et se
sont endormis sur la routine: ils se sont opposés au Pacs, au
mariage
des homosexuels, et n'ont cessé de prôner des positions
frileuses sur
l'évolution de la famille, alors que Freud lui-même
n'avait pas hésité
à prendre des positions courageuses à son époque
contre la peine de
mort, ou en défendant les homosexuels. Cela dit, la psychanalyse
française a quand même évolué. Les analystes
sont moins orthodoxes, ils
ont renoncé aux cures à cinq séances par semaine,
ils acceptent que les
patients ne s'allongent pas. Il y a un débat mondial pour
redéfinir la
pratique et les formations.
La psychanalyse a longtemps été
considérée comme la discipline reine de la santé
mentale: est-ce toujours le cas?
La psychiatrie est devenue
entièrement biologique, elle est en train de se soumettre au
comportementalisme en redevenant purement médicale. Les
praticiens
adeptes des TCC sont peu nombreux en France (550 recensés), ils
n'attirent pas spécialement le public, mais ces thérapies
sont
valorisées dans les facultés de médecine et par le
ministère de la
Santé - cela peut changer - car elles sont rapides et ne
coûtent pas
cher. Elles prétendent apporter la guérison par des
méthodes de
dressage qui réduisent le sujet à ses comportements. Mais
il y aura
toujours une partie de l'humanité qui échappera à
cette normalisation.
On n'arrivera jamais à l'homme parfait qui ne fumera pas, ne se
droguera pas, fera l'amour selon les normes en vigueur et se soumettra
sans broncher aux règles et aux conventions sociales. Nous
vivons dans
une société troublée par la mondialisation,
l'évolution des normes
morales et la perte des repères religieux et identitaires, une
société
de plus en plus puritaine, qui veut le risque zéro, qui poursuit
les
pédophiles mais autorise et valorise la pornographie. Il y a un
vrai
combat philosophique derrière tout cela: veut-on des individus
soumis
aux contraintes de l'efficacité économique et de
l'hédonisme réduit à
la question du corps, ou bien des sujets lucides et autonomes, mais
peut-être moins contrôlables?
Blog de Pierre Assouline.
07 octobre 2005
Feu sur Freud !
Freud n'a pas fini de prendre des coups. Après Le livre
noir de la psychanalyse,
attaque en règle (si l'on peut dire tant il y eut de coups bas
à cette
occasion) de pyschiatres partisans des thérapies
cognitivo-comportementalistes dites TCC, un autre se profile à
l'horizon de la librairie annoncé pour le 6 janvier : Le
dossier Freud sous-titré Enquête sur
l'histoire de la psychanalyse. Il est écrit par le
philosophe Mikkel Borch-Jacobsen et par l'historien
de la médecine et spécialiste de Jung Sonu
Shamdasani.
A noter que le premier fut également l'un des initiateurs du
fameux
"livre noir" (label généralement réservé
à des sujets tels que
l'Occupation, les crimes de la colonisation ou la corruption).
Leur but ? Encore et toujours confronter la psychanalyse
à ce qu'ils estiment être ses échecs et ses
mensonges. Leur arme ?
L'analyse fouillée des fameuses Archives Freud de la Library of
Congress à Washington. L'auto-analyse de Freud, le cas Anna O.,
la
censure des lettres à Fliess, les cas les plus douteux, ils
revisitent
tout ça au karcher !
Le révisionisme historique est sain, comme le doute. Mais
quel crédit lui accorder quand il démonte toute une
discipline systématiquement au prisme de la
manipulation, du trucage et du mythe ?
A la fin de l'argumentaire annonçant la parution de leur livre,
on lit qu'au terme de leur enquête
"la théorie psychanalytique apparaît comme une pure
construction, ni
plus ni moins valable que d'autres systèmes
psychothérapeutiques." CQFD
Suivez leur regard ...
A noter que le livre sera publié aux "Empêcheurs de penser
en rond",
maison qui fut longtemps le fleuron du service de communication d'un
grand groupe pharmaceutique avant que son animateur Philippe Pignarre,
adversaire résolu de la psychanalyse, ne la transporte chez un
éditeur.
Peut-on encore croire
Freud?
A peine paru, «Le Livre noir de
la psychanalyse» est déjà un succès de
librairie en Suisse romande. Quarante praticiens et chercheurs s'y
livrent à une attaque en règle de la psychanalyse et de
son fondateur.
Lorette Coen, Samedi 24 septembre
2005 Letemps.fr (Genéve)
Sigmund Freud, ce vieux monsieur
barbu né au XIXe siècle et dont la mort remonte à
voici 66 ans, énerve comme au premier jour. Provoque des
réactions aussi viscérales et passionnelles que de son
temps. On se l'approprie, on le rejette, on le découpe en
rondelles. Ce n'est plus le père qu'on assassine mais un
arrière-grand-père très très coriace.
Quelle faute l'aïeul a-t-il commise? L'avalanche des plus
récentes récriminations occupe 832 pages et mobilise une
quarantaine d'auteurs dont quatre principaux: Mikkel Borch-Jacobsen,
Jean Cottraux, Didier Pleux et Jacques Van Rillaer, le premier
philosophe et historien, les autres psychiatres et psychologues,
personnalités connues et respectées. Leur pesant
brûlot, Le Livre noir de la psychanalyse, sous-titré
Vivre, penser et aller mieux sans Freud, édité par Les
Arènes, vient de toucher avec succès sa cible, les
tenants de la psychanalyse selon Freud, entrés en profond
émoi, et surtout, les lecteurs.
Il représente en effet un coup
de librairie réussi. Catherine Meyer, qui a dirigé
l'édition, ne cache pas sa satisfaction: à la
troisième réimpression en moins d'un mois, l'ouvrage a
atteint un tirage total de 24 000 exemplaires. «Je me vanterais
en disant que nous sommes le seul éditeur capable d'une telle
publication; mais comme la plupart de nos collègues sont
engagés avec des tenants de la psychanalyse, nos auteurs
auraient difficilement trouvé où exprimer leur
pensée ailleurs.» L'ambiance est donnée...
Bilan d'un siècle de
freudisme, Le Livre noir... s'annonce comme une machine de guerre
dirigée contre le camp retranché des praticiens de la
psychanalyse, lesquels s'arrogent un monopole qu'il s'agit de leur
arracher. L'un des principaux contributeurs, le Dr Jean Cottraux,
psychiatre défenseur des thérapies comportementales et
cognitives (TCC), convient volontiers de la violence du ton qui
caractérise nombre de chapitres: «On a forcé un peu
la note, et un débat a besoin d'être
polémique.»
La première partie
relève les contradictions, les silences, les manipulations de
cas dont Freud se serait rendu coupable. Et la philosophe des sciences
Isabelle Stengers de conclure à l'échec du projet
thérapeutique déclaré du fondateur de la
méthode: théorie et pratique ne convergent pas; la
psychanalyse est impuissante à guérir. Or, le sachant,
Freud en premier et les psychanalystes, Lacan en tête, auraient
retourné cet aveu en titre de gloire. Escroquerie.
Doublée d'un vif goût du lucre. La correspondance
privée révélerait que le savant n'a pas
été le bon docteur désintéressé que
l'on a cru. Ce péché originel s'étendrait
même à l'ensemble de la profession: «D'où
vient que les psychanalystes sont si riches et influents?»
«Pourquoi la psychanalyse a-t-elle toujours été
pour l'essentiel une affaire de gens fortunés (et donc bien
placés)?»
Son immense succès dans le
monde occidental serait dû à sa méthode
d'écoute plus humaine que les traitements psychiatriques
d'autrefois. Il serait aussi l'effet de son efficacité
institutionnelle. Et surtout, c'est l'opinion du philosophe Mikkel
Borch-Jacobsen, de son caractère de «théorie
vide»: l'analyste peut faire dire à l'inconscient ce qu'il
veut. Le système freudien dispose d'une explication pour tout,
propose une clef de décodage universelle. Un reconverti de la
psychanalyse, le professeur de psychologie belge Jacques Van Rillaer se
charge de la «déconstruction», remet en question la
prétention à soigner l'âme en profondeur qui
distinguerait la psychanalyse des thérapies concurrentes,
dénonce le jargon «de cuisine» désormais
utilisé consensuellement sitôt qu'il est question de
conflits familiaux, scolaires, sociaux, et autres.
Autre converti, Jean Cottraux raconte
la situation particulière de la France, avec la montée de
l'influence lacanienne après mai 68, celle de Françoise
Dolto, et comment s'est constitué le bastion tenu par la
psychanalyse au détriment des «psychothérapies
efficaces». A preuve, la toute récente affaire du rapport
de l'Institut national de la santé et de la recherche
médicale (Iserm) publié l'an passé, qui conclut
à la faible efficacité des traitements psychanalytiques.
L'establishment analytique s'indigne, dénonce des manipulations
dues aux comportementalistes. Le rapport est retiré en
février dernier sur décision du ministre de la
Santé. Censure.
C'est dans ce climat agité, et
peut-être en raison de cela même, que sort le pavé
des Editions Les Arènes. De quoi remettre immédiatement
le feu aux poudres. En témoigne la tempête qui fait suite
au dossier publié par Le Nouvel Observateur, Faut-il en finir
avec la psychanalyse?, qui ne cesse de faire rage depuis, à coup
d'articles et par courrier des lecteurs et blogs interposés.
Elisabeth Roudinesco, auteur d'une importante Histoire de la
psychanalyse lance un contre-brûlot virulent sur Internet et,
dans un entretien donné à L'Express, replace Le Livre
noir... dans la mouvance des historiens américains dits
«révisionnistes» qui, à partir des
années 70, se sont attachés à prouver que Freud
n'a été qu'un mystificateur et ont tenté, sans
succès, d'en faire interdire l'enseignement, ainsi que la
diffusion des œuvres.
Le caractère passionnel qui
colore l'ensemble du débat français tous bords confondus
ne trouve pas d'équivalent en Suisse. Ici le climat autour de
Freud, de ses disciples, descendants et détracteurs,
paraît nettement plus paisible. «Ça n'a pas beaucoup
bougé chez vous, autour de ce livre», regrette
l'éditrice, étonnée. N'empêche que Le Livre
noir... se vend fort bien. Inhabituellement bien, constatent les
libraires, eu égard à son caractère
spécialisé. Les Suisses, qui, avec les Français et
les Argentins, figurent parmi les gros consommateurs de
psychothérapies diverses, semblent connaître un modus
vivendi entre les principaux courants. Jean-Nicolas Despland,
professeur à la Faculté de biologie et de médecine
à Lausanne, signale, par exemple, que l'Institut universitaire
de psychothérapie regroupe les tenants de la méthode
psychanalytique (d'inspiration freudienne), des thérapies
systémiques (une approche par la famille) et des
thérapies cognitivo-comportementales (centrées sur le
comportement qui fait problème sans en chercher la
genèse) dans un climat de collaboration fructueuse. A
Genève, de telles coexistences sont également
avérées.
Seul Suisse à avoir
contribué au Livre noir..., le Genevois Jean-Jacques
Déglon, spécialiste du traitement des toxicomanies,
s'était heurté, à ses débuts, dans les
années 70, à des oppositions houleuses alors qu'il
préconisait la substitution de la drogue par la
méthadone. Acquis à titre personnel à la
psychanalyse, il sait que, pour la majorité des toxicomanes,
elle ne convient pas. «On admet aujourd'hui qu'un abordage
exclusivement psychanalytique des dépendances est insuffisant,
voire dangereux. Le meilleur traitement passe par une conjonction des
approches sociale, médicale et psychothérapique, la
méthode cognitivo-comportementale s'imposant comme de loin la
plus efficace.»
Psychothérapeute
cognitivo-comportementale et formatrice, Anne Bourquin regrette, elle,
que ceux qui s'en prennent à Freud et à la psychanalyse
cherchent leur légitimité dans l'efficacité
plutôt que dans la pensée. «Ils ont besoin de se
définir contre parce qu'ils ne sont pas émancipés.
Ils pourraient tenir debout sans s'opposer mais ne le savent pas
encore.» De s'être soumise à une psychanalyse l'a
aidée à «ouvrir le champ de son regard». Elle
constate que la méthode cognitivo-comportementale,
adaptée à des troubles spécifiques, ne suffit pas
lorsqu'il s'agit de troubles de la personnalité et, concernant
les toxicomanies, considère que les prises en charge
«multimodèles» sont les seules bonnes.
L'état des rapports de pouvoir
explique pour une bonne part l'intensité des rivalités
françaises. La Suisse romande a connu une autre
évolution. «Sous l'effet d'une remise en question beaucoup
plus ancienne, la ligne psychanalytique a cédé la
position prépondérante qu'elle occupait dans les
années 60. Aujourd'hui, les chaires de psychiatries ne sont plus
tenues par des psychiatres psychanalystes mais par des psychiatres
«biologisants», explique le psychiatre et psychanalyste
Nicolas de Coulon. Sans nier les vives rivalités entre les
tenants des diverses méthodes, il constate que «dès
lors que l'on renonce à manier l'anathème, la
collaboration devient possible». Christine Rappaz, psychiatre et
psychothérapeute, ne nie pas les outrances et les insuffisances
du Livre noir... qui n'apporte aucun éclairage nouveau et donne
principalement la parole aux tenants des thérapies cognitives et
comportementales. Mais elle estime que l'ouvrage vient à point.
«Ce n'est pas la psychanalyse qui s'y trouve mise en cause mais
ce qu'elle prétend être: une science médicale et la
seule méthode qui soigne vraiment. Ce faisant, il interroge la
place de la psychanalyse dans les institutions, place qui reste
prépondérante.»
Les textes freudiens sont soumis
à des relectures critiques permanentes et de toutes
obédiences. Celle-ci illustre le regain marqué du
scientisme au moment même où la psychanalyse se trouve
sévèrement affaiblie. Elle qui avait bouleversé
les pratiques médicales en ouvrant largement les portes de
l'inconscient se tient désormais sur la défensive,
assiégée par un pullulement de thérapies
alternatives réputées plus rapides, contrainte de prendre
en compte l'approche médicale génétique ainsi que
l'extraordinaire bond en avant des neurosciences.
Déconcertée par les nouvelles parentalités, la
procréation in vitro, le phénomène du
vieillissement, les populations extra-européennes
immigrées, elle n'aura pas assez de toutes les humanités
dont Freud, cet esprit largement transversal, s'était nourri,
pour y faire face.
Le livre noir de la psychanalyse
jeudi 29 septembre
2005
La bouteille à la mer de ceux qui souffrent
J'ose
tenter de prendre la balle au bond, j'ose tenter de faire entendre ma
toute petite voix et celles de ceux qui m'ont fait confiance et
l'honneur de les représenter en tant que présidente de
l'Association de
personnes souffrant de troubles anxieux et phobiques, Médiagora
Paris*
(association Loi 1901 fondée en janvier 1998). Ma voix se veut
vive au
risque même qu'elle finisse en lettre morte dans la corbeille
d'un
journal que je lis pourtant régulièrement. Je fais le
constat que dans
plusieurs « Rebonds » s'expriment les
défenseurs des lapsus, du
complexe né du mythe grec d'Oedipe et du maintien des
symptômes.
Leur « siège » de la parole (eux si muets
d'ordinaire de par leur
profession de foi) a lieu suite à la parution le 1er septembre
du Livre
noir de la psychanalyse, paru aux Editions des Arènes. Cela
semble tout
à fait normal et sain dans un débat démocratique
sauf que, voilà, seuls
les mécontents s'expriment. Or, pour un ouvrage, de prime abord,
austère et qui comporte 830 pages, des centaines de notes de bas
de
pages et co-écrits par des psychiatres, psychologues,
historiens,
philosophes, épistémologues, patients et familles,
l'enthousiasme est
grand : 23 000 exemplaires vendus en trois semaines. Cela
s'appelle, je
crois, un succès littéraire. Il semblerait qu'un tel
livre était donc
attendu, voire espéré. Lire un tel
« pavé » ne relève pas seulement
d'un effet de curiosité. Il faut être motivé et
surtout concerné.
Contrairement à ce que l'on (la presse) veut nous laisser
croire, il ne
s'agit pas d'une nouvelle guerre des psys. Non, il est question
là d'un
sujet de société car il s'agit tout simplement d'un
problème majeur de
santé publique : qu'est-ce qui est efficace ou non en
termes de soin
pour les patients.
Petit
rappel : selon les derniers chiffres de l'OMS, l'organisation
Mondiale
de la Santé, une personne sur cinq souffrira au cours de sa vie
d'un
problème psychiatrique. Il n'est donc pas question de guerre, de
rationalisation , de coût, de chasse aux sorcières des
tenants du
freudisme et du lacanisme mais de souffrance qu'il faut
appréhender et
soigner. Parmi les 23 000 premiers lecteurs du livre noir (il y en aura
beaucoup d'autres, que certains le veuillent ou non), il se trouve
beaucoup de personnes déçues par une psychanalyse qui les
a égaré
pendant des années sans réelle solution ni soulagement.
Qu'on nous
parle de développement personnel, d'accord, mais non pas de soin
thérapeutique par la psychanalyse qui a envahi, de
manière outrancière,
le champ de la philosophie, de l'université des sciences
humaines et
même des médias, ces dernières décennies.
Preuve en est cette large
place accordée ici même à Jacques-Alain Miller,
certes gendre de Lacan
(mais ce n'est pas « diplômant ») mais, en
aucune manière, médecin,
psychiatre ou psychologue. Le bourgeois gentilhomme pouvait faire de la
prose sans le savoir mais
on ne devient jamais médecin malgré soi
.
Aussi,
il serait pertinent, pour ne pas dire essentiel, de donner la parole
à
ceux qui soignent et pourquoi pas - oh révolution - oh grande
audace
journalistique - à ceux qui souffrent et (que chacun profane ou
grand
érudit n'en doutent pas) savent évaluer fort bien dans
leur vie
quotidienne les blessures de la souffrance psychologique et les
handicapes sociaux qu'elles entraînent. Et ceux-là qui
souffrent de
phobie sociale, d'agoraphobie, de trouble obsessionnel et compulsif, de
trouble bipolaire ou de schizophrénie savent également
très bien
reconnaître la capacité de leur thérapeute à
leur venir en aide…ou non.
N'en déplaise aussi à Monsieur Miller, les personnes qui
souffrent
comme celles qui les soignent préfèrent le dialogue, base
fondamentale
de l'alliance thérapeutique, aux divagations
pseudointellectuelles de
ses autodialogues médiatiques. Et surtout, tout au fond du trou,
et si
on leur laisse enfin le choix thérapeutique, je vous laisse
deviner
s'ils prendront la pelle pour continuer de creuser ou l'échelle
pour
retrouver la lumière d'une vie ordinaire et apaisée.
Annie GRUYER Co-auteur du Livre noir Le
28 septembre 2005