croco argos2003
LIVRE NOIR DE LA
PSYCHANALYSE
une campagne de presse stalinienne
A.I.T.B.
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La parution du livre

  Le "Livre Noir de la Psychanalyse" est paru aux éditions des Arénes, le 1er septembre 2005.
  Sa parution à fait l'objet d'une campagne de presse, extraordinaire hostile, dénonçant un livre de haine et de calomnies. Accessoirement la source du complot est dénoncé ches les tenants des TCC que ce soit Jean Cottraux ou même Daniel Widlocher, ancien président de l'API (Association Psychanalytique  Internationale), accusé de dérive trotskyste, pardon de dérive TCC par JA MILLER.  Les journaux "Le Monde" et "l'humanité"  ainsi que l'hebdomadaire "Le Point" se sont distingués dans cette campagne de dénonciation stalinienne. Le journal "Libération" a pris une attitude plus nuancée. L'analyse des articles publiés par ces parutions en fait foi.

  Dans les associations de malades psychiques, "Autisme-France" et Mediagora ont réagi par des lettres ouvertes de dénonciation de l'usage de la psychanalyse chez les malades psychiques. Une lettre ouverte de l'AITB a aussi été publiée. Les réactions que l'on a pu entendre à la "journée de la dépression" du 5 octobre 2005 sont aussi particulièment critiques, que ce soit celle de Jean Caneva de L'UNAFAM ou des témoignages des intervenants, dont la plupart étaient des bipolaires. Seule Annie Labbé, présidente actuelle d'Argos2001, qualifie la psychanalyse de "technique officielle" et en organise la promotion. 

  Le "pouvoir de la parole" est certes très important. Mais un groupe de paroles ou un forum spécialisé ont plus d'effets et sont infiniment moins chers que la psychanalyse, sans parler de l'absence de stigmatisation porté sur les parents, accusés par les psychanalystes d'être la source de tous les maux.


   
LE MONDE ET LE LIVRE NOIR DE LA PSYCHANALYSE
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A l'exception de l'article de Cécile PRIEUR, journaliste spécialisée dans les problèmes de psychiatrie, les autres articles relèvent de la campagne de dénonciation stalinienne.

Recherche sur le site www.LeMonde.fr avec mots-clés "livre Noir  Psychanalyse"
 
1- Point de vue "Livre noir de la psychanalyse", la main dans le sac, par Serge Tisseron
LE MONDE | 5 octobre 2005 | 491 mots
Je n'aurais pas pris la plume contre Le Livre noir de la psychanalyse si je n'avais pas une bonne raison de le faire. L'essentiel a en effet été dit : en fait de scoop, il s'agit d'une reprise de travaux historiques en partie vrais et en partie discutables sur la psychanalyse, assortie d'une haine féroce à l'égard de celle-ci et d'une campagne promotionnelle pour les thérapies cognitives et comportementales....

2 - Catalogue de la détestation antifreudienne €
LE MONDE DES LIVRES | 9 septembre 2005 | Jean Birnbaum | 1051 mots
Une quarantaine d'auteurs européens et américains ont participé à la rédaction d'un« Livre noir de la psychanalyse ». Fustigeant les disciples de Freud, ils formulent de graves accusations, rarement étayées.

3 - Un livre, un divan et un débat €
LE MONDE | 25 septembre 2005 | par Pierre-Henri Castel | 1018 mots
LE Livre noir de la psychanalyse ? Un déchaînement d'invectives et d'accusations grotesques, enchâssées dans des études érudites anciennes, encore une fois recyclées, que ponctuent, enfin, des invitations au « dialogue » tantôt patelines, tantôt sarcastiques.

4 - Un nouvel épisode de la « guerre des psys » €
LE MONDE DES LIVRES | 9 septembre 2005 | Cécile Prieur | 740 mots
Le champ psy tourne au champ de bataille. Déjà coutumière des querelles intestines entre sociétés et écoles de différentes obédiences, qui n'ont renforcé, ces dernières années, ni son crédit ni sa visibilité, la psychanalyse est aujourd'hui en butte aux attaques frontales et répétées des adeptes...

5 - LES AUTEURS
(titre catalogue de la détestation anti-freudienne)
LE MONDE DES LIVRES | 9 septembre 2005 | 102 mots
Coordonné et dirigé par l'éditrice Catherine Meyer, Le Livre noir de la psychanalyse regroupe les contributions de quarante auteurs de diverses nationalités, européens ou nord-américains. Parmi ses principaux artisans, on compte un historien connu pour ses travaux critiques sur les origines du...

6 - Des questions que les psychanalystes ne peuvent plus éluder €
LE MONDE | 16 septembre 2005 | Philippe Pignarre | 714 mots
par Philippe Pignarre. COMMENT discuter de la psychanalyse ? La publication du Livre noir de la psychanalyse pourrait être l'occasion de confrontations intéressantes. C'est le souhait de la plupart de ceux qui y ont participé ; lesquels, par ailleurs, ne sont pas tous des partisans frénétiques des...

7 - Une nouvelle chasse aux sorcières €
LE MONDE | 10 septembre 2005 | par Jack Ralite et Jean-Pierre Sueur | 837 mots
AUSSI dangereuse qu'insidieuse, une campagne obscurantiste se développe. Elle vise directement la psychanalyse et toutes les psychothérapies relationnelles qui considèrent que le traitement de la souffrance psychique ne saurait relever de la seule médecine.

8 - PIERRE DELION, chef de service de pédopsychiatrie au CHU de Lille €
LE MONDE | 23 septembre 2005 | Propos recueillis par Cécile Prieur | 640 mots
Que pensez-vous de cette notion de trouble des conduites et de l'idée d'un dépistage précoce des enfants préconisé par l'Inserm ? Je ne suis pas du tout adepte de ce genre de concepts. Le trouble des conduites implique une référence à une bonne conduite et à une mauvaise conduite.

9 - Encore une agression de vieille dame €
LE MONDE | 1 octobre 2005 | Dominique Dhombres | 396 mots
LES OREILLES de la vieille dame qu'est la psychanalyse ont dû lui tinter, tard dans la nuit du jeudi 29 au vendredi 30 septembre. A moins qu'elle n'ait rêvé que des voyous tentaient de lui arracher son sac à la faveur de l'obscurité.


     LIBERATION ET LE LIVRE NOIR DE LA PSYCHANALYSE

 
 Recherche "livre noir psychanalyse" sur liberation.fr
 
 1.         Psychologique de famille
05/10/2005
Car il reste difficile de parler d'infidélité en Italie, impensable d'exporter où que ce soit un texte - même d'Alina Reyes - sur la fellation ou tout simplement " explicitement sexuel ", délicat d'aborder la psychiatrie en Russie où elle évoque e...
http://www.liberation.fr/page.php?Article=328617
 
2.         La souffrance sans voix
03/10/2005
Annie GRUYER (Mediagora)
Leur " siège " de la parole (eux si muets d'ordinaire de par leur profession de foi) a lieu suite à la parution, le 1er septembre, du Livre noir de la psychanalyse Parmi les 23 000 premiers lecteurs du Livre noir (il y en aura beaucoup d'autres, ...
http://www.liberation.fr/page.php?Article=328102
 
3.         Le marché du mental (JA MILLER)
28/09/2005
Dialogue imaginaire entre lui (Daniel Widlocher) et moi(JA MILLER)
Ce n'est pas plus compliqué que ça. La psychanalyse était faite pour aboutir, d'une part, à un Livre noir très noir d'autre part au mot d'ordre : " Des questionnaires partout ! " Foin de ces vieilles lunes : inconscient, censure, refoulement....
http://www.liberation.fr/page.php?Article=326918
 
4.         Freud n'a pas laissé une oeuvre figée
21/09/2005
Clarissa Fondacci (psychanalyste)
L e Livre noir de la psychanalyse récemment paru est d'une extraordinaire violence à l'encontre de la psychanalyse et révélateur d'un mode de pensée scientifique sur lequel il est urgent de s'interroger. Il me semble en effet que les auteurs de c...
http://www.liberation.fr/page.php?Article=325194
 
5.         Feu sur Freud
19/09/2005
Edit Favereau
" Plutôt qu'un livre noir j'aurais préféré que l'on parle plutôt des pages sombres de l'histoire de la psychanalyse ", tempère Philippe Pignarre, un des auteurs, d'ordinaire spécialisé dans la dénonciation des pratiques de l'industrie pharmaceuti...
http://www.liberation.fr/page.php?Article=324407
 
6.         «La psychanalyse n'est en rien démontrée»
19/09/2005
Jean Cottraux, psychiatre, justifie la violence du " Livre noir " auquel il a collaboré : " La psychanalyse n'est en rien démontrée " samedi 17 septembre 2005 Jean Cottraux, psychiatre des hôpitaux, chargé de cours à l'université Lyon I, est un de...
http://www.liberation.fr/page.php?Article=324409
 
7.         Noyer son chien
19/09/2005
Antoine de Gaudemar
La charge pamphlétaire du Livre noir de la psychanalyse en est le dernier épisode. Ce n'est pas qu'une bataille théorique ou idéologique, c'est aussi une guerre de territoire, économique et sociétale, où tous les coups sont donc permis : désormais...
http://www.liberation.fr/page.php?Article=324411
 
8.         En finir avec la psychanalyse?
13/09/2005
Daniel Sibony
(1) Le Livre noir de la psychanalyse sous la direction de Catherine Meyer (les Arènes). La fureur des auteurs du " Livre noir de la psychanalyse " relève de l'irrationnel. La psychanalyse est une théorie " molle ", caoutchouteuse, déformable, dit...
http://www.liberation.fr/page.php?Article=323170
 
9.         Robert Maggiori: «Ce qui frappe c'est le nombre d'ouvrages sur la religion et notamment les trois monothéismes»
02/09/2005
De façon conjoncturelle, il y a un livre qui s'appelle " Le livre noir de la psychanalyse ", dont le titre à lui seul indique le contenu puisqu'il fait penser au " livre noir " sur le communisme. Ce livre qui paraît aux Editions des Arènes, s'atta...
http://www.liberation.fr/page.php?Article=320855
 
10.         Essais repartis
01/09/2005
A part : Nina Coltart, Bouddhisme et psychanalyse Contributions à l'étude de quelques formes de racisme, Galaade), Imre Hermann (Psychologie de l'antisémitisme, L'Eclat), Pierre Vidal-Naquel (la Guerre des juifs, Bayard), Catherine Pinguet (la Fo...
http://www.liberation.fr/page.php?Article=320400


     L'HUMANITE ET LE LIVRE NOIR DE LA PSYCHANALYSE
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Recherche humanite.fr avec "Livre Noir Psychanalyse"

• Ces mages noirs qui rêvent d'enterrer la psychanalyse
Tribune libre | Ven 9 sep 2005
Roland GORI
Ces mages noirs ... la psychanalyse ... professeur de psychopathologie clinique à l'université d'Aix-Marseille, psychanalyste ... dans le marigot, un prétendu Livre noir de la psychanalyse ... le langage de la science pour accomplir des rituels de magie noire ... La forme du livre ... à la psychanalyse l'injustice ... la psychanalyse mais sans pour autant éclairer le débat sur le soin et la recherche ... votre lumière, hommes du Livre noir ... à Freud et à la psychanalyse ... Freud et les psychanalystes ... L'« or- dre secret » du « mage noir ... Les éditeurs du livre ... la psychanalyse ... Pour exemple, le livre posthume du pauvre Dr Gautier, Freud ... Les éditeurs du Livre noir ... ce livre de dénonciation à la Savonarole ... des gens « tombés malades de Freud et de la psychanalyse ... Plus que Freud et les psychanalystes ... Noircir la psychanalyse ... la psychanalyse
Pertinence : 84.89 %
http://www.humanite.fr/journal/2005-09-09/2005-09-09-813724

• PARUTION Un livre plus triste que noir
Tribune libre | Lun 26 sep 2005
????
PARUTION Un livre plus triste que noir ... La psychanalyse identifiée à un « terrorisme intellectuel ... Les psychanalystes jugés collectivement responsables d'une « catastrophe sanitaire bien pire ... le niveau des arguments et la nature des démonstrations employés dans ce gros livre, abusivement présenté par ses concepteurs (et une presse bien peu regardante) comme la révélation de la « face sombre » de la théorie freudienne ... Le Livre noir de la psychanalyse
Pertinence : 84.81 %
http://www.humanite.fr/journal/2005-09-26/2005-09-26-814769

• Tous les débats de la Fête heure par heure
Médias | Sam 10 sep 2005
Village du livre Croissance ... Avec Nicole Borvo, sénatrice de Paris, présidente du groupe CRC, Frédéric Dutoit, député des Bouches-du-Rhône, Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l'homme, Éliane Assassi, sénatrice de Seine-Saint-Denis, Hélène Franco, vice-présidente du Syndicat de la magistrature, Anne de Loisy, journaliste, auteure du livre Bienvenue en France ... Avec Clémentine Autain, fondatrice de l'Association Mix-Cité, auteure des livres Alter ... égaux et les Droits des femmes, Anne Zelensky, présidente de la Ligue du droit des femmes et auteure du livre Histoire de vivre ... Paris 18e Logement et sociologie de Paris Avec Monique et Michel Pinson Charlot et les élus communistes du 18e. 14 h 45 Village du livre La rentrée littéraire - les pouvoirs de la critique 15 heures Agora de l'Humanité Délocalisés de tous les pays ... 15 h 30 Village du livre La rentrée littéraire ... Patrice Giorda, et un des lecteurs du livre les Vivants et les morts ... 16 h 15 Village du livre Littérature de jeunesse Avec Bernard Épin et François Mathieu ... 17 heures Village du livre L'écriture de soi ... de la mémoire aux enjeux contemporains Avec Karfa Diallo, président de l'association Divers Cités, « Pour un mémorial de la traite des Noirs à Bordeaux ... 17 h 45 Village du livre Laïcité Avec Antoine Casanova, directeur de la Pensée, Michel Onfray, auteur de Traité d'athéologie, Gilles Candar, auteur de Jaurès et la laïcité ... Village du livre Les révoltes ... MJCF Lancement de la rédaction de la loi « pour la réussite dans l'enseignement supérieur » 12 heures Village du Livre Après la victoire du « non » au référendum, quelle réorientation de la construction monétaire européenne et de la BCE ... L'historienne de la psychanalyse dialogue avec l'auteur du Traité d'athéologie ... Village du Livre La rentrée littéraire ... OMOS - Archipel 93 Mouvement populaire et pouvoirs institutionnels 14 h 45 Village du Livre La rentrée littéraire ... Aîcha Dabalé, Afaspa, coauteure du livre Ces femmes ... 16 h 15 Village du Livre Écriture et identité Avec Zahia Rahmani ... Village du Livre Heidegger et le nazisme Autour du livre d'Emmanuel Faye
Pertinence : 66.65 %
http://www.humanite.fr/journal/2005-09-10/2005-09-10-813766

• Pourquoi rallumer la guerre des « psys » ?
Tribune libre | Lun 26 sep 2005
Michel Plon et Edouard Zarifian
La psychanalyse, sans doute ... Coauteur du Dictionnaire de la psychanalyse (Fayard, 2000, avec Élisabeth Roudinesco), ainsi que d'ouvrages et d'articles consacrés à la théorie et à la pratique de sa discipline, Michel Plon ... psychanalyste ... En quelques décennies, la psychanalyse ... la naissance de la psychanalyse, l'engouement dans les années vingt du mouvement surréaliste pour les idées de Freud, puis un certain « âge d'or » de la pensée, en France notamment, les années soixante et soixante-dix, période durant laquelle la psychanalyse ... plus qu'étonnant que la place de la psychanalyse ... sur la toile de fond d'une résistance permanente à la psychanalyse ... la psychanalyse ... La psychanalyse ... ce vacarme, par exemple, autour de la parution d'un livre qui, mis à part la vulgarité du ton et le caractère caricatural de nombre de ses procédés, reproduit pour l'essentiel le vieux débat consistant à savoir ... la psychanalyse ... à la différence de Freud (et de Lacan, durant un temps), la grande majorité des psychanalystes ... plus une quelconque appartenance de la psychanalyse aux sciences de la nature ... La psychanalyse ... La psychanalyse ... guérison, ni soin, la psychanalyse ... psychanalystes ... la psychanalyse ... clair par ailleurs que bien des psychanalystes ... la théorie psychanalytique ... un bon psychanalyste ... psychanalyse ... psychanalyse ... sans psychanalyse et que, du reste, une analyse sur injonction ... la psychanalyse ... les obstacles dressés par certains pays à l'implantation et au développement de la psychanalyse ... aussi en Chine, la pratique psychanalytique
Pertinence : 62.3 %
http://www.humanite.fr/journal/2005-09-26/2005-09-26-814770

• Critique Secrets et héritages
Cultures | Mer 5 oct 2005
critique du film "Caché" de Michel Haneke
Dans leur salon blindé de livres ... De Vienne à Paris, de Freud à Sartre, du père de la psychanalyse
Pertinence : 49.39 %
http://www.humanite.fr/journal/2005-10-05/2005-10-05-815389

• Studia islamica
Tribune libre | Mer 5 oct 2005
Pour les autres livres ... pour son compte personnel, après avoir d'abord travaillé avec ces livres ... les commentaires des livres des Anciens ... En d'autres termes, l'insoumission ou la juste méthode pour viser des « processus de subjectivation », psychanalytique et politique
Pertinence : 49.1 %
http://www.humanite.fr/journal/2005-10-05/2005-10-05-815410

• Populariser la dialectique
Tribune libre | Jeu 29 sep 2005
Une synthèse de l'un de ses livres majeurs, Recherches dialectiques ... chaque forme historique de dialectique - par exemple la psychanalyse freudienne ou la cosmologie d'Einstein
Pertinence : 46.97 %
http://www.humanite.fr/journal/2005-09-29/2005-09-29-815097

• « L'enfant n'a pas de recul »
Médias | Ven 30 sep 2005
psychiatre et psychanalyste ... angoisses, la peur du noir, des difficultés à dormir, un malaise devant le danger
Pertinence : 45.31 %
http://www.humanite.fr/journal/2005-09-30/2005-09-30-815175

• Dolto, la vérité à la lettre
Tribune libre | Ven 30 sep 2005
de la créativité intellectuelle et de l'engagement pratique de la célèbre psychanalyste ... un témoignage tout à fait important à la fois sur le parcours singulier de cette psychanalyste hors norme et sur un moment essentiel de l'histoire de la psychanalyse française ... ses convictions religieuses, de son intransigeance vis-à-vis de la vérité, au fondement de son engagement dans la psychanalyse ... une psychanalyste chrétienne et mère de famille ... une très nette distinction entre une psychothérapie bâtarde utilisant les connaissances de la psychanalyse pour orienter une position active et interventionniste à but de "normalisation " du comportement et la psychanalyse vraie » (lettre 137) ... le mouvement psychanalytique français durant ces cinquante années ... nombre d'informations sur le travail de cette psychanalyste consciente de sa difficulté à théoriser son extraordinaire pratique avec les enfants ... psychanalyste (1) Le premier tome
Pertinence : 42.99 %
http://www.humanite.fr/journal/2005-09-30/2005-09-30-815182


     LE POINT ET LA PSYCHANALYSE
   
19 document(s) trouvé(s);
Jacques-Alain Miller répond aux anti-Freud (701 mots)
Freud est un menteur et un mystificateur, clament les partisans des thérapies comportementales et cognitives. Ils le disent dans le « Livre noir de la psychanalyse » (éditions Les Arènes). Jacques-Alain Miller, l'un des chefs de file de la psychanalyse, répond à ces « braillards haïssant Freud».
2005-09-22 - N° 1723 - Société - page 80 - Emilie Lanez
 

Sexualité
L' historien du plaisir solitaire (1326 mots)
Pourquoi une pratique communément tolérée, la masturbation, est-elle devenue, au XVIIIe siècle, un problème ? Auteur d'une somme sur « Le sexe en solitaire » (Gallimard), Thomas Laqueur, professeur à Berkeley et historien de la sexualité, répond.
2005-07-21 - N° 1714 - Idées - page 68 - Propos recueillis par Emilie Lanez
 

Cinéma
Jugnot en plein coeur (2309 mots)
Il caracole au sommet du box-office des salles et des coeurs. Il fait chanter les choristes et enchante la France. Il n'est ni beau, ni élégant, ni costaud, il joue les ratés et voilà que tout un pays se reconnaît en lui. Au moment où sort le remake de « Boudu » - de et avec lui -, portrait d'un homme d'action. Et histoire d'un succès.
2005-03-03 - N° 1694 - Cinéma - page 92 - François-Guillaume Lorrain
 

La paresse
Les Français travaillent-ils assez ? (4835 mots)
Au moment où plusieurs entreprises remettent en question la RTT, « Bonjour paresse », ce livre iconoclaste et décapant, caracole en tête des hit-parades de l'édition. Faux procès ou réalité ?
2004-09-23 - N° 1671 - Économie - page 76 - Isabelle Barré et Romain Gubert
 

Spécial Etats-Unis
Littérature : Les références (776 mots)
David Treuer : Universel David Treuer est Indien Ojibwa, et, lorsqu'il n'enseigne pas la littérature à l'université Saint Paul (Minnesota), il retourne chasser et pêcher sur la réser(...)
2004-06-03 - N° 1655 - Monde - page 59 - Christophe Mercier
 

Bibliothèques
Ces livres qu'on détruit (2619 mots)
Entretien - D'Akhenaton à Pol Pot, de César à Hitler, tous les règnes des dictateurs sont jalonnés de destructions de bibliothèques. Lucien X. Polastron publie un essai édifiant sur le sujet : « Livres en feu » (Denoël). Il a répondu aux questions de François-Guillaume Lorrain.
2004-02-19 - N° 1640 - Idées - page 84 - François-Guillaume Lorrain
 

Les dépressifs
Cette « lente glissade vers le rien » (3288 mots)
Dans son dernier livre, « Tomber sept fois, se relever huit » (Albin Michel), Philippe Labro raconte sa plongée dans la dépression nerveuse et les effets dévastateurs de ce qu'il appelle la « broyeuse ». Un témoignage vérité sur cette maladie qui touche, a touché ou touchera un Français sur cinq
2003-09-26 - N° 1619 - Société - page 62 - Jean-Paul Enthoven
 

Exclusif
Les militants du NON (2617 mots)
Tout ce que la France compte de mouvements contestataires est recensé dans « La France rebelle » (éditions Michalon), sous la direction de deux universitaires, Xavier Crettiez et Isabelle Sommier. Une somme édifiante dont Le Point livre les bonnes feuilles.
2002-10-11 - N° 1569 - France - page 38 - François Dufay
 

Affaires
Schuller : Le prince de l'insinuation (1382 mots)
L'ancien directeur général RPR de l'office HLM des Hauts-de-Seine sort un livre (1) pour rétablir « sa » vérité. Après sept ans d'exil, ce chasseur de grand gibier vise les chiraquiens. Sans preuve.
2002-04-05 - N° 1542 - France - page 42 - Propos recueillis par Christophe Deloire, Denis Demonpion (avec Jean-Marc André)
 

Mère-fille
Un duo d'enfer (2968 mots)
La complicité entre une mère et sa fille, ça existe. Mais les relations de ce duo peuvent être ravageuses. Caroline Eliacheff, psychanalyste, et Nathalie Heinich, sociologue, percent les secrets de ce couple souvent explosif
2002-02-01 - N° 1533 - Société - page 50 - par emilie Lanez
 
Gérard Miller : De Lacan à Ruquier (1472 mots)
Ancien maoïste et disciple de Jacques Lacan, ce psy brillant et provocateur passe plus de temps sur les plateaux de télé que dans son cabinet.
2001-01-19 - N° 1479 - Société - page 80 - François Dufay
 

Sartre : que reste-t-il ?
La philosophie de Sartre (2302 mots)
Quelques années durant, Sartre fut aussi un grand philosophe. Rappel du temps où l'existentialisme était encore un humanisme.
2000-01-14 - N° 1426 - Littérature - page 91 - Luc Ferry
 
MHC est très balsamique (726 mots)
Mary Higgins Clark livre avec exactitude une prestation conforme aux désirs de son vaste lectorat. Aucune dérogation aux normes du best-seller ; dernier exemple : « Et nous nous reverrons... »
1999-07-16 - N° 1400 - Littérature - page 83 - Marc Lambron
 

Psychanalyse
Questions à une centenaire (773 mots)
Essai - Neuf psychanalystes qui parlent, et même qui répondent ! La chose est assez rare pour qu'on lise le recueil d'entretiens « Cent ans après ».
1999-06-11 - N° 1395 - Littérature - page 133 - Michel Schneider
 



L'EXPRESS
www.lexpress.fr recherche avec mots-clés "livre noir psychanalyse"

1.        Pas de panique!
22/09/2005
Côté traitement, les psychanalyses au long cours perdent du terrain au profit des thérapies brèves, qui permettent un retour plus rapide à la vie normale. La hantise de l'accident d'avion se propage à la vitesse d'une épidémie depuis la série noir ..
http://www.lexpress.fr/info/sciences/dossier/phobi es/dossier.asp?ida=435022
 
2.        La guerre des psys
05/09/2005
Il se trouve qu'un des responsables de cette étude, Jean Cottraux, est aussi un des auteurs du Livre noir de la psychanalyse .. A la même époque se tenait au Parlement un débat houleux sur le contrôle des psychothérapeutes, profession sans statut ...
http://www.lexpress.fr/info/sciences/dossier/psy/d ossier.asp?ida=434805
 
3.        Elisabeth Roudinesco contre-attaque
05/09/2005
Bien entendu qu'il faut critiquer la psychanalyse : j'appartiens au courant historiographique inauguré par Michel Foucault et Henri Ellenberger, dont l'oeuvre est aujourd'hui détournée par les auteurs du Livre noir L'Express du 05/09/2005 Entreti...
http://www.lexpress.fr/info/sciences/dossier/psy/d ossier.asp?ida=434806
 
4.        Attend-on trop des psys?
18/07/2005
" Il a pris, à travers les âges, divers noms : mélancolie, taedium vitae, acédie au Moyen Age... Chez les Grecs, il venait d'un excès de bile noire que l'on purgeait à coups de saignées. " Une sorte de catharsis avant l'heure. " Il y a trente ans...
http://www.lexpress.fr/info/sciences/dossier/psy/d ossier.asp?ida=434057
 

  

Les associations de malades



REFERENCES

L'Express du 05/09/2005
Entretien
Elisabeth Roudinesco contre-attaque

propos recueillis par Gilbert Charles

Historienne, directrice de recherche à l'université Paris VII, la psychanalyste réagit au Livre noir de la psychanalyse (les Arènes)

Le Livre noir vous a scandalisée. Pourquoi?
Le but de cet ouvrage au titre racoleur n'est pas de critiquer la psychanalyse, mais de nuire à une discipline et à ses représentants, dans un contexte de crise. Freud y est traité de menteur, faussaire, plagiaire, dissimulateur, propagandiste, père incestueux. Il est présenté comme une sorte de dictateur ayant trompé le monde entier avec une doctrine fausse. La plupart des grandes figures de la psychanalyse, Melanie Klein, Anna Freud, Jacques Lacan, Bruno Bettelheim, Françoise Dolto, sont brocardés. Dans une langue pauvre et vulgaire, et à coups d'affirmations fausses et sans fondements. Tous les mouvements psychanalytiques sont dénoncés comme des lieux de corruption et les analystes, taxés de criminels, responsables de la mort de 10 000 toxicomanes en France, pour avoir prétendument contribué à empêcher la diffusion des traitements de substitution. L'ouvrage est d'autant plus pervers que, en dehors de ses cinq principaux signataires - une éditrice, un historien et trois thérapeutes comportementalistes violemment antifreudiens - il inclut également des auteurs dont les articles peuvent être des critiques de la psychanalyse ou de Freud, mais qui n'ont rien à voir avec cette position ultradestructrice et qui ont peut-être servi, à leur insu pour certains, de caution à l'entreprise. Ce n'est pas un livre scientifiquement sérieux, c'est un réquisitoire fanatique qui se situe dans la tradition de l'école dite «révisionniste».

La psychanalyse doit sa grandeur à sa philosophie de la liberté

Vous faites allusion aux négationnistes des chambres à gaz?
Pas du tout. Ce terme de «révisionniste» est celui que se sont donné eux-mêmes les historiens américains qui ont entrepris la critique systématique de l'œuvre de Freud, qu'ils considèrent comme un plagiaire et un mystificateur. Un courant qui va bien au-delà de la critique et qui vise à montrer que la psychanalyse est une imposture. Ses partisans ont fini, à cause de leurs excès, par être marginalisés outre-Atlantique, après avoir voulu faire interdire, en 1996, une grande exposition sur Freud à Washington.

Mais n'a-t-on pas le droit de critiquer la psychanalyse?
Bien entendu qu'il faut critiquer la psychanalyse: j'appartiens au courant historiographique inauguré par Michel Foucault et Henri Ellenberger, dont l'œuvre est aujourd'hui détournée par les auteurs du Livre noir. Mais les principaux auteurs et responsables de cet ouvrage ne sont pas dans ce registre: ils décrivent un goulag imaginaire dont ils n'apportent aucune preuve. Les chiffres sont faux, les affirmations inexactes, les interprétations parfois délirantes. La France et les pays latino-américains sont traités de nations arriérées, comme si la psychanalyse y avait trouvé refuge pour des raisons obscures alors qu'elle aurait été bannie des pays civilisés. De nombreux textes sont des résumés de livres - déjà publiés depuis des années et connus des spécialistes - dont les idées sont déformées, isolées de leur contexte et parfois détournées. Ce sont des vieilleries déguisées en révélations d'une vérité cachée jusque-là, alors que l'inventaire a été fait depuis longtemps. La théorie analytique est présentée comme une «fausse science» dénuée de tout savoir clinique. Aucun de ses aspects positifs n'est mentionné, pas même ses succès célèbres, ni Marie Bonaparte, sauvée du suicide par Freud, ni Françoise Giroud, qui disait devoir la vie à son analyse avec Lacan. Les «victimes» de la psychanalyse sont appelées à se rebeller, non pas contre les charlatans qui les auraient abusées, mais contre une discipline dans son ensemble, ce qui est absurde. Les auteurs invitent les patients des analystes à quitter les divans pour rejoindre ceux qui, aujourd'hui, seraient les seuls à pouvoir guérir l'humanité de ses problèmes psychiques: les psychiatres partisans des thérapies comportementales et cognitives (TCC). Les abus des médecins, des psychanalystes ou des psychothérapeutes, qui existent bien sûr, servent de prétexte pour s'attaquer au père fondateur. C'est comme si on déclarait demain que Spinoza était un imposteur. Il y a bien une campagne aujourd'hui - avec laquelle je ne suis pas d'accord - qui vise à interdire à l'université l'enseignement de l'œuvre de Heidegger, mais ce dernier était nazi, ce qui n'est pas le cas de Freud!

Ce n'est tout de même pas la première fois que la psychanalyse est attaquée…
Depuis le début, avant même la constitution d'un mouvement psychanalytique orthodoxe, elle a toujours suscité de la haine - que je distingue de la nécessité d'une position critique. On dirait que cette doctrine touche à quelque chose de si essentiel - la subjectivité humaine, l'inconscient, ce qui nous échappe - qu'elle déclenche des réactions démesurées. Elle a d'abord été qualifiée d'obscénité par l'Eglise catholique et les puritains, parce qu'elle parlait de la sexualité infantile. Dans les querelles nationalistes, elle a successivement été traitée de «science boche» par les Français, sous prétexte qu'elle échappait au caractère latin, alors que les Scandinaves la qualifiaient de «science latine», inventée à Vienne, la ville décadente de Freud, et donc dégénérée. Les nazis l'ont ensuite désignée comme «science juive» ou «judéo-bolchevique». Puis elle a été décrétée «science bourgeoise» par les staliniens après 1949, et «idéologie américaine» dans le contexte de la guerre froide, alors qu'il y avait beaucoup de freudiens de gauche. Finalement, les psychiatres du Parti communiste ont changé de position après le rapport Khrouchtchev, en 1956. L'Eglise catholique, elle aussi, y est devenue favorable à partir de 1950: redoutant de recruter des pervers sexuels ou des malades mentaux dans ses rangs, la hiérarchie romaine ordonne alors le «discernement des vocations», c'est-à-dire des expertises psychiatriques. Comme, à ce moment-là, la psychiatrie est dominée par la psychanalyse, certains prêtres progressistes, tel l'abbé Oraison, profitent de cette ouverture pour s'interroger sur la nature de la foi. A partir des années 1960, le relais de la haine de Freud est repris par les scientistes, qui accusent la psychanalyse d'être non pas une science bourgeoise ou juive, mais une fausse science, une illusion religieuse dont Freud serait le nouveau messie.

Les historiens «révisionnistes» ont alors repris le flambeau?
Leur bataille, lancée dans les années 1970 aux Etats-Unis, a fini par s'éteindre dans les années 2000: ils ont échoué, car ils ont commencé à vouloir interdire des enseignements, des expositions et toute allusion positive à la psychanalyse. Les historiens critiques de Freud ont pris leurs distances avec ce mouvement radical alors que se développaient outre-Atlantique une profusion d'études sur le freudisme, dont une grande partie reste ignorée chez nous. Le Livre noir dénonce l' «exception française» parce que le courant analytique serait dans notre pays plus important qu'ailleurs. Mais l'Hexagone n'est pas une exception: la psychanalyse est toujours solidement implantée dans 41 pays. Si on se réfère au nombre de psychanalystes par habitant, le plus freudien est la Suisse, suivi par l'Argentine, la France, puis les Etats-Unis, le Brésil et le Royaume-Uni. Et les différences en termes d'implantation sont minimes: nous ne sommes pas, loin de là, le dernier bastion où résiste la théorie de l'inconscient.

Les psychanalystes eux-mêmes n'ont-ils pas prêté le flanc à ces attaques?
Les sociétés analytiques vivent dans un monde fermé traversé de querelles. Elles ont fait preuve d'une certaine arrogance à l'encontre des psychothérapeutes lors des récentes discussions sur le projet de loi visant à réglementer leur profession, en négociant avec le ministère pour en être exemptées. Elles ont aussi eu le tort de ne pas prendre en compte les transformations sociales. La psychanalyse doit sa grandeur à sa philosophie de la liberté, qui rend le sujet responsable de son destin. Mais les analystes français ont perdu leur pouvoir de subversion et se sont endormis sur la routine: ils se sont opposés au Pacs, au mariage des homosexuels, et n'ont cessé de prôner des positions frileuses sur l'évolution de la famille, alors que Freud lui-même n'avait pas hésité à prendre des positions courageuses à son époque contre la peine de mort, ou en défendant les homosexuels. Cela dit, la psychanalyse française a quand même évolué. Les analystes sont moins orthodoxes, ils ont renoncé aux cures à cinq séances par semaine, ils acceptent que les patients ne s'allongent pas. Il y a un débat mondial pour redéfinir la pratique et les formations.

La psychanalyse a longtemps été considérée comme la discipline reine de la santé mentale: est-ce toujours le cas?
La psychiatrie est devenue entièrement biologique, elle est en train de se soumettre au comportementalisme en redevenant purement médicale. Les praticiens adeptes des TCC sont peu nombreux en France (550 recensés), ils n'attirent pas spécialement le public, mais ces thérapies sont valorisées dans les facultés de médecine et par le ministère de la Santé - cela peut changer - car elles sont rapides et ne coûtent pas cher. Elles prétendent apporter la guérison par des méthodes de dressage qui réduisent le sujet à ses comportements. Mais il y aura toujours une partie de l'humanité qui échappera à cette normalisation. On n'arrivera jamais à l'homme parfait qui ne fumera pas, ne se droguera pas, fera l'amour selon les normes en vigueur et se soumettra sans broncher aux règles et aux conventions sociales. Nous vivons dans une société troublée par la mondialisation, l'évolution des normes morales et la perte des repères religieux et identitaires, une société de plus en plus puritaine, qui veut le risque zéro, qui poursuit les pédophiles mais autorise et valorise la pornographie. Il y a un vrai combat philosophique derrière tout cela: veut-on des individus soumis aux contraintes de l'efficacité économique et de l'hédonisme réduit à la question du corps, ou bien des sujets lucides et autonomes, mais peut-être moins contrôlables?
 
Blog de Pierre Assouline. 

07 octobre 2005

Feu sur Freud !

Freud n'a pas fini de prendre des coups. Après Le livre noir de la psychanalyse, attaque en règle (si l'on peut dire tant il y eut de coups bas à cette occasion) de pyschiatres partisans des thérapies cognitivo-comportementalistes dites TCC, un autre se profile à l'horizon de la librairie annoncé pour le 6 janvier : Le dossier Freud sous-titré Enquête sur l'histoire de la psychanalyse. Il est écrit par le philosophe Mikkel Borch-Jacobsen et par l'historien de la médecine et spécialiste de Jung Sonu Shamdasani. A noter que le premier fut également l'un des initiateurs du fameux "livre noir" (label généralement réservé à des sujets tels que l'Occupation, les crimes de la colonisation ou la corruption).
Leur but ? Encore et toujours confronter la psychanalyse à ce qu'ils estiment être ses échecs et ses mensonges. Leur arme ? L'analyse fouillée des fameuses Archives Freud de la Library of Congress à Washington. L'auto-analyse de Freud, le cas Anna O., la censure des lettres à Fliess, les cas les plus douteux, ils revisitent tout ça au karcher !
Le révisionisme historique est sain, comme le doute. Mais quel crédit lui accorder quand il démonte toute une discipline systématiquement au prisme de la manipulation, du trucage et du mythe ?
A la fin de l'argumentaire annonçant la parution de leur livre, on lit qu'au terme de leur enquête "la théorie psychanalytique apparaît comme une pure construction, ni plus ni moins valable que d'autres systèmes psychothérapeutiques." CQFD
Suivez leur regard ...
A noter que le livre sera publié aux "Empêcheurs de penser en rond", maison qui fut longtemps le fleuron du service de communication d'un grand groupe pharmaceutique avant que son animateur Philippe Pignarre, adversaire résolu de la psychanalyse, ne la transporte chez un éditeur.

 
Peut-on encore croire Freud?
   
   
A peine paru, «Le Livre noir de la psychanalyse» est déjà un succès de librairie en Suisse romande. Quarante praticiens et chercheurs s'y livrent à une attaque en règle de la psychanalyse et de son fondateur.   
   
Lorette Coen, Samedi 24 septembre 2005 Letemps.fr (Genéve)
       
   
Sigmund Freud, ce vieux monsieur barbu né au XIXe siècle et dont la mort remonte à voici 66 ans, énerve comme au premier jour. Provoque des réactions aussi viscérales et passionnelles que de son temps. On se l'approprie, on le rejette, on le découpe en rondelles. Ce n'est plus le père qu'on assassine mais un arrière-grand-père très très coriace. Quelle faute l'aïeul a-t-il commise? L'avalanche des plus récentes récriminations occupe 832 pages et mobilise une quarantaine d'auteurs dont quatre principaux: Mikkel Borch-Jacobsen, Jean Cottraux, Didier Pleux et Jacques Van Rillaer, le premier philosophe et historien, les autres psychiatres et psychologues, personnalités connues et respectées. Leur pesant brûlot, Le Livre noir de la psychanalyse, sous-titré Vivre, penser et aller mieux sans Freud, édité par Les Arènes, vient de toucher avec succès sa cible, les tenants de la psychanalyse selon Freud, entrés en profond émoi, et surtout, les lecteurs.

Il représente en effet un coup de librairie réussi. Catherine Meyer, qui a dirigé l'édition, ne cache pas sa satisfaction: à la troisième réimpression en moins d'un mois, l'ouvrage a atteint un tirage total de 24 000 exemplaires. «Je me vanterais en disant que nous sommes le seul éditeur capable d'une telle publication; mais comme la plupart de nos collègues sont engagés avec des tenants de la psychanalyse, nos auteurs auraient difficilement trouvé où exprimer leur pensée ailleurs.» L'ambiance est donnée...

Bilan d'un siècle de freudisme, Le Livre noir... s'annonce comme une machine de guerre dirigée contre le camp retranché des praticiens de la psychanalyse, lesquels s'arrogent un monopole qu'il s'agit de leur arracher. L'un des principaux contributeurs, le Dr Jean Cottraux, psychiatre défenseur des thérapies comportementales et cognitives (TCC), convient volontiers de la violence du ton qui caractérise nombre de chapitres: «On a forcé un peu la note, et un débat a besoin d'être polémique.»

La première partie relève les contradictions, les silences, les manipulations de cas dont Freud se serait rendu coupable. Et la philosophe des sciences Isabelle Stengers de conclure à l'échec du projet thérapeutique déclaré du fondateur de la méthode: théorie et pratique ne convergent pas; la psychanalyse est impuissante à guérir. Or, le sachant, Freud en premier et les psychanalystes, Lacan en tête, auraient retourné cet aveu en titre de gloire. Escroquerie. Doublée d'un vif goût du lucre. La correspondance privée révélerait que le savant n'a pas été le bon docteur désintéressé que l'on a cru. Ce péché originel s'étendrait même à l'ensemble de la profession: «D'où vient que les psychanalystes sont si riches et influents?» «Pourquoi la psychanalyse a-t-elle toujours été pour l'essentiel une affaire de gens fortunés (et donc bien placés)?»

Son immense succès dans le monde occidental serait dû à sa méthode d'écoute plus humaine que les traitements psychiatriques d'autrefois. Il serait aussi l'effet de son efficacité institutionnelle. Et surtout, c'est l'opinion du philosophe Mikkel Borch-Jacobsen, de son caractère de «théorie vide»: l'analyste peut faire dire à l'inconscient ce qu'il veut. Le système freudien dispose d'une explication pour tout, propose une clef de décodage universelle. Un reconverti de la psychanalyse, le professeur de psychologie belge Jacques Van Rillaer se charge de la «déconstruction», remet en question la prétention à soigner l'âme en profondeur qui distinguerait la psychanalyse des thérapies concurrentes, dénonce le jargon «de cuisine» désormais utilisé consensuellement sitôt qu'il est question de conflits familiaux, scolaires, sociaux, et autres.

Autre converti, Jean Cottraux raconte la situation particulière de la France, avec la montée de l'influence lacanienne après mai 68, celle de Françoise Dolto, et comment s'est constitué le bastion tenu par la psychanalyse au détriment des «psychothérapies efficaces». A preuve, la toute récente affaire du rapport de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Iserm) publié l'an passé, qui conclut à la faible efficacité des traitements psychanalytiques. L'establishment analytique s'indigne, dénonce des manipulations dues aux comportementalistes. Le rapport est retiré en février dernier sur décision du ministre de la Santé. Censure.

C'est dans ce climat agité, et peut-être en raison de cela même, que sort le pavé des Editions Les Arènes. De quoi remettre immédiatement le feu aux poudres. En témoigne la tempête qui fait suite au dossier publié par Le Nouvel Observateur, Faut-il en finir avec la psychanalyse?, qui ne cesse de faire rage depuis, à coup d'articles et par courrier des lecteurs et blogs interposés. Elisabeth Roudinesco, auteur d'une importante Histoire de la psychanalyse lance un contre-brûlot virulent sur Internet et, dans un entretien donné à L'Express, replace Le Livre noir... dans la mouvance des historiens américains dits «révisionnistes» qui, à partir des années 70, se sont attachés à prouver que Freud n'a été qu'un mystificateur et ont tenté, sans succès, d'en faire interdire l'enseignement, ainsi que la diffusion des œuvres.

Le caractère passionnel qui colore l'ensemble du débat français tous bords confondus ne trouve pas d'équivalent en Suisse. Ici le climat autour de Freud, de ses disciples, descendants et détracteurs, paraît nettement plus paisible. «Ça n'a pas beaucoup bougé chez vous, autour de ce livre», regrette l'éditrice, étonnée. N'empêche que Le Livre noir... se vend fort bien. Inhabituellement bien, constatent les libraires, eu égard à son caractère spécialisé. Les Suisses, qui, avec les Français et les Argentins, figurent parmi les gros consommateurs de psychothérapies diverses, semblent connaître un modus vivendi entre les principaux courants. Jean-Nicolas Despland, professeur à la Faculté de biologie et de médecine à Lausanne, signale, par exemple, que l'Institut universitaire de psychothérapie regroupe les tenants de la méthode psychanalytique (d'inspiration freudienne), des thérapies systémiques (une approche par la famille) et des thérapies cognitivo-comportementales (centrées sur le comportement qui fait problème sans en chercher la genèse) dans un climat de collaboration fructueuse. A Genève, de telles coexistences sont également avérées.

Seul Suisse à avoir contribué au Livre noir..., le Genevois Jean-Jacques Déglon, spécialiste du traitement des toxicomanies, s'était heurté, à ses débuts, dans les années 70, à des oppositions houleuses alors qu'il préconisait la substitution de la drogue par la méthadone. Acquis à titre personnel à la psychanalyse, il sait que, pour la majorité des toxicomanes, elle ne convient pas. «On admet aujourd'hui qu'un abordage exclusivement psychanalytique des dépendances est insuffisant, voire dangereux. Le meilleur traitement passe par une conjonction des approches sociale, médicale et psychothérapique, la méthode cognitivo-comportementale s'imposant comme de loin la plus efficace.»

Psychothérapeute cognitivo-comportementale et formatrice, Anne Bourquin regrette, elle, que ceux qui s'en prennent à Freud et à la psychanalyse cherchent leur légitimité dans l'efficacité plutôt que dans la pensée. «Ils ont besoin de se définir contre parce qu'ils ne sont pas émancipés. Ils pourraient tenir debout sans s'opposer mais ne le savent pas encore.» De s'être soumise à une psychanalyse l'a aidée à «ouvrir le champ de son regard». Elle constate que la méthode cognitivo-comportementale, adaptée à des troubles spécifiques, ne suffit pas lorsqu'il s'agit de troubles de la personnalité et, concernant les toxicomanies, considère que les prises en charge «multimodèles» sont les seules bonnes.

L'état des rapports de pouvoir explique pour une bonne part l'intensité des rivalités françaises. La Suisse romande a connu une autre évolution. «Sous l'effet d'une remise en question beaucoup plus ancienne, la ligne psychanalytique a cédé la position prépondérante qu'elle occupait dans les années 60. Aujourd'hui, les chaires de psychiatries ne sont plus tenues par des psychiatres psychanalystes mais par des psychiatres «biologisants», explique le psychiatre et psychanalyste Nicolas de Coulon. Sans nier les vives rivalités entre les tenants des diverses méthodes, il constate que «dès lors que l'on renonce à manier l'anathème, la collaboration devient possible». Christine Rappaz, psychiatre et psychothérapeute, ne nie pas les outrances et les insuffisances du Livre noir... qui n'apporte aucun éclairage nouveau et donne principalement la parole aux tenants des thérapies cognitives et comportementales. Mais elle estime que l'ouvrage vient à point. «Ce n'est pas la psychanalyse qui s'y trouve mise en cause mais ce qu'elle prétend être: une science médicale et la seule méthode qui soigne vraiment. Ce faisant, il interroge la place de la psychanalyse dans les institutions, place qui reste prépondérante.»

Les textes freudiens sont soumis à des relectures critiques permanentes et de toutes obédiences. Celle-ci illustre le regain marqué du scientisme au moment même où la psychanalyse se trouve sévèrement affaiblie. Elle qui avait bouleversé les pratiques médicales en ouvrant largement les portes de l'inconscient se tient désormais sur la défensive, assiégée par un pullulement de thérapies alternatives réputées plus rapides, contrainte de prendre en compte l'approche médicale génétique ainsi que l'extraordinaire bond en avant des neurosciences. Déconcertée par les nouvelles parentalités, la procréation in vitro, le phénomène du vieillissement, les populations extra-européennes immigrées, elle n'aura pas assez de toutes les humanités dont Freud, cet esprit largement transversal, s'était nourri, pour y faire face.


Le livre noir de la psychanalyse

jeudi 29 septembre 2005

La bouteille à la mer de ceux qui souffrent

J'ose tenter de prendre la balle au bond, j'ose tenter de faire entendre ma toute petite voix et celles de ceux qui m'ont fait confiance et l'honneur de les représenter en tant que présidente de l'Association de personnes souffrant de troubles anxieux et phobiques, Médiagora Paris* (association Loi 1901 fondée en janvier 1998). Ma voix se veut vive au risque même qu'elle finisse en lettre morte dans la corbeille d'un journal que je lis pourtant régulièrement. Je fais le constat que dans plusieurs « Rebonds » s'expriment les défenseurs des lapsus, du complexe né du mythe grec d'Oedipe et du maintien des symptômes.

Leur « siège » de la parole (eux si muets d'ordinaire de par leur profession de foi) a lieu suite à la parution le 1er septembre du Livre noir de la psychanalyse, paru aux Editions des Arènes. Cela semble tout à fait normal et sain dans un débat démocratique sauf que, voilà, seuls les mécontents s'expriment. Or, pour un ouvrage, de prime abord, austère et qui comporte 830 pages, des centaines de notes de bas de pages et co-écrits par des psychiatres, psychologues, historiens, philosophes, épistémologues, patients et familles, l'enthousiasme est grand : 23 000 exemplaires vendus en trois semaines. Cela s'appelle, je crois, un succès littéraire. Il semblerait qu'un tel livre était donc attendu, voire espéré. Lire un tel « pavé » ne relève pas seulement d'un effet de curiosité. Il faut être motivé et surtout concerné. Contrairement à ce que l'on (la presse) veut nous laisser croire, il ne s'agit pas d'une nouvelle guerre des psys. Non, il est question là d'un sujet de société car il s'agit tout simplement d'un problème majeur de santé publique : qu'est-ce qui est efficace ou non en termes de soin pour les patients.

Petit rappel : selon les derniers chiffres de l'OMS, l'organisation Mondiale de la Santé, une personne sur cinq souffrira au cours de sa vie d'un problème psychiatrique. Il n'est donc pas question de guerre, de rationalisation , de coût, de chasse aux sorcières des tenants du freudisme et du lacanisme mais de souffrance qu'il faut appréhender et soigner. Parmi les 23 000 premiers lecteurs du livre noir (il y en aura beaucoup d'autres, que certains le veuillent ou non), il se trouve beaucoup de personnes déçues par une psychanalyse qui les a égaré pendant des années sans réelle solution ni soulagement. Qu'on nous parle de développement personnel, d'accord, mais non pas de soin thérapeutique par la psychanalyse qui a envahi, de manière outrancière, le champ de la philosophie, de l'université des sciences humaines et même des médias, ces dernières décennies. Preuve en est cette large place accordée ici même à Jacques-Alain Miller, certes gendre de Lacan (mais ce n'est pas « diplômant ») mais, en aucune manière, médecin, psychiatre ou psychologue. Le bourgeois gentilhomme pouvait faire de la prose sans le savoir mais
on ne devient jamais médecin malgré soi
.

Aussi, il serait pertinent, pour ne pas dire essentiel, de donner la parole à ceux qui soignent et pourquoi pas - oh révolution - oh grande audace journalistique - à ceux qui souffrent et (que chacun profane ou grand érudit n'en doutent pas) savent évaluer fort bien dans leur vie quotidienne les blessures de la souffrance psychologique et les handicapes sociaux qu'elles entraînent. Et ceux-là qui souffrent de phobie sociale, d'agoraphobie, de trouble obsessionnel et compulsif, de trouble bipolaire ou de schizophrénie savent également très bien reconnaître la capacité de leur thérapeute à leur venir en aide…ou non. N'en déplaise aussi à Monsieur Miller, les personnes qui souffrent comme celles qui les soignent préfèrent le dialogue, base fondamentale de l'alliance thérapeutique, aux divagations pseudointellectuelles de ses autodialogues médiatiques. Et surtout, tout au fond du trou, et si on leur laisse enfin le choix thérapeutique, je vous laisse deviner s'ils prendront la pelle pour continuer de creuser ou l'échelle pour retrouver la lumière d'une vie ordinaire et apaisée.

Annie GRUYER Co-auteur du Livre noir      Le 28 septembre 2005