New
Treatments in Mania
Dr.
McElroy
Originally
webcast Tuesday, March 11, 2003
Conférence
"live" en format realnetwork
Bipolar
II Disorder: The Concept of Dysphoric Hypomania
Dr.
Suppes
Originally
webcast Tuesday, April 15, 2003
Conférence "live" en format realnetwork.
Passionnante conférence, ou l'on
démontre que :
1). Les BP II se suicident plus que les BPI
2). C'est dans les états de dépression joints
à un certain niveau
d'excitation que se produisent la plupart des suicides. Ce n'est pas en
montant très haut dans l'échelle de la manie (le
grand I), à
l'exception de la comordité due aux conduites à
risque.
Conférence
"live" en format realnetwork
Janvier 2004 : commercialisation du zyprexa injectable dans
les
crises maniaques.
Les états mixtes amènent à se
poser la question de la nature de la
manie. Une hypothése intéressante est que la
manie serait reliée, non
pas à la tonalité de l'humeur, mais à
l'intensité anormale de celle-ci.
Une études de localisation neurologique chez l'animal
attribue
d'ailleurs des sièges distincts à
l'intensité de l'humeur et à sa
tonalité.
Une
conférence a été faite par Chantal
Henry sur ce sujet à l'académie des
Sciences en mai 2005. Elle est visible et écoutable sur le
site de
l'Académie. Sur ce site, elle a éte numérisée
en mp3
pour la partie audio. Chantal Henry a mis au point, depuis l' article
ci-dessous,
une échelle d'intensité émotionelle
qui permet de faire la distinction
clinique, entre les déprimés unipolaire et les
bipolaires.
Eur Psychiatry. 2003 May;18(3):124-8. :
Emotional
hyper-reactivity as a
fundamental mood characteristic of manic and mixed states.
Henry C, Swendsen J, Van den Bulke D, Sorbara F, Demotes-Mainard J,
Leboyer M.
Service de Psychiatrie Adulte, Centre Hospitalier Charles Perrens, 121,
rue de la Bechade, 33076 Bordeaux, France.
chantal.henry@bordeaux.inserm.fr
BACKGROUND: The relationship between depression and mania
remains poorly understood and is responsible for much of the confusion
about mixed states. The difficulty in conceptualizing opposite states
such as euphoric and depressive moods during the same episode may
account for the considerable differences in reported frequencies of
mixed states, among acutely manic patients. It is possible that the
fundamental mood characteristic of mania is not tonality of mood (e.g.
euphoric, irritable or depressed mood), but rather the intensity of
emotions. METHOD: We interviewed 30 patients hospitalized for a manic
episode, asking about their symptoms during the episode, using the list
of symptoms for manic and depressive episode of the DSM-IV criteria.
Emotional hyper-reactivity, defined as an increase in the intensity of
all emotions, was assessed using the Hardy Scale. Manic symptoms were
also assessed by a clinician using the Beck-Rafaelsen Mania Scale.
RESULTS: This study showed that most of the manic episodes presented
many dysphoric symptoms, more particularly depressive mood (33%),
irritability (53%), anxiety (76%), and recurrent thoughts of death or
suicidal ideation (33%). However, only 10% of our sample met the
criteria for mixed state. The other symptoms reported by patients and
included in the DSM-IV criteria for depressive mood are common between
depressive and manic episodes. All patients (100%) reported that they
felt all their emotions with an unusual intensity. CONCLUSION: We
suggest that the most appropriate way to define mood in manic states is
as a function of intensity, and not as a function of tonality. This
definition circumvents the arbitrary dichotomy between mania and mixed
state. With this definition, manic episodes can be described as being
more or less dysphoric, with the actual characteristics of dysphoria
encompassing irritability, anxiety, or depressive affect. This point
could be extremely helpful in discriminating mixed state or dysphoric
mania from depression.
De
l'exaltation à la dépression.
KR JAMISON 1995 Trad Laffont 1997
p12 "Cela se passait en 1974. J'avais 28 ans. Dans les trois mois,
j'étais maniaque à n'en plus pouvoir. J'entamais
à
peine une longue et couteuse guerre personnelle contre un traitement
vers lequel, à quelques années de là,
je
pousserais fortement les autres. Ma maladie, et mes combats contre le
médicament, qui devait en fin de compte me sauver la vie et
me
rendre la raison, étaient en gestation depuis longtemps.
p14 " Du fait que ma maladie me semblait être
d'abord un
simple prolongement de moi-même, à savoir de mes
humeurs,énergies et enthousismes toujours changeant, il a pu
m'arriver de lui faire la part trop belle. Et parce que je me
voulais capable de gérer touye seule des autes
d'humeur de
plus en plus violentes, je n'ai recherché aucun traitement
durant les dix premières années. Même
lorsque mon
état s'est mis à relever de l'urgence
médicale,
j'ai encore résisté par intermittence
à la
médication dont mes études aussi bien que mes
compétences en recherche clinique m'apprenaient qu'elle
était le seul moyen de traiter le mal.
Mes accés maniaques, du moins dans leur
première forme modérée,
étaient des
états parfaitement grisants, porteurs de grands plaisirs
personnels et d'un afflux incomparables de pensées toujours
accompagnés de l'énergie permettant la traduction
d'idées nouvelles en articles et en projets. La
médication venait, non seulement interromre ces moments de
grand
souffle et de haut vol, mais aussi provoquer des effets secondaires
pratiquement insupportables. J'ai mis beaucoup de temps à
comprendre que les années et les relations perdues ne
reviennent
jamais, que le dommage fait à soi-même et aux
autresn'est
pas toujours réparable, et que se libérer d'un
produit
n'a guére de sens quand la mort et la folie sont les seules
alternatives.
La guerre que je déclarais ainsi n'est
pas si rare.
Le problème clinique majeur, dans le traitement de la
psychose
maniaco-dépressive, n'est pas le manque de
médications
efficaces - elles existent - mais le fait que les patients les refusent
si souvent. Chose plus grave, ils ne recherchent parfois aucun
traitement, que ce soit par défaut d'information,
consultation
médicale défectueuse, sentiment de honte, crainte
de
représailles privées ou professionelles. La
psychose
maniaco-dépressive altére l'humeur et la
pensée,
induit des comportements d'échec, sape le raisonnement
rationnel, affaiblit trop souvent le désir et la
volonté
de vivre. Biologique dans ses origines, on l'éprouve comme
psychologique en la vivant de l'intérieur -maladie
exceptionelle
en ce qu'elle confére gratification et plaisir, et n'en
apporte
pas moins dans son sillage une souffrance quasi-intolérable
et,
moins rarement qu'on ne le pense, le suicide.
J'ai de la chance de ne pas en mourir. J'ai eu de
la
chance d'avoir accès aux meilleurs soins médicaux
possibles. J'ai eu de la chance d'avoir des amis, collégues
et
liens familiaux qui sont les miens. ... "
p 73 " Dans les envolées, c'est fantastique. Les
idées et
les émotions fusent à la vitesse des
étoiles
filantes. On les suit, on les lâche, on en trouve de
meilleures
qui brillent encore plus. La timidité s'en va, les mots et
les
gestes exactsvous viennent à point nommé. Le
pouvoir de
captiver les autres est une certitude intérieure. On trouve
de
l'intérêt aux gens inintéressants. La
sensualité est omniprésente, comme est
irrésistible le désir de séduire et
d'être
séduit>>>>>. une
impression de facilité,
d'intensité, de puissance, de bien-être,
d'opulence et
d'euphorie vous gagne jusqu'à la moelle."
p 85 " Ma sensibilité et m connaissance des sons en
général et de la misique en particulier
étaient
profondes. Même des notes isolées de tromette, de
haubois
ou de violoncelle, me touchaient indiciblement. J'entendais chaque note
seule, toutes les notes ensemble, puis chaque note en même
temps
que tout l'ensemble, dans une splendeur et une profusion
déchirantes. J'avais l'impression de me retrouver dans la
fosse
d'orchestre. J'en était arrivé à ne
plus
supporterl'intensité et la tristesse de la musique
classique. Je
devancais le tempo avec impatience et succombais à
l'émotion. Mon appartement, qui n'avait pas besoin de cela,
croula vite sous les disques, cassettes, pochettes, à mesure
que
j'avancais dans la recherche du son parfait."
p94 "Aucune pilule ne peut m'aider à réoudre le
problème de ne pas vouloir prendre de pilules. De
même,
aucune somme de psychothérapie ne peut seule faire obstacle
à mes accés de manie ou de mélancolie.
Les deux
approches me sont nécessaires. Chose étrange de
devoir la
vie aux pilules, à sa propre obstination, et à
cette
incomparable ettout simplement profonde relation
appelée
psychothérapie"
p 98 " Ma guerre avec le lithium débuta peu après
que
j'ai commencé à en prendre. On m'en prescrivit
pour la
première fois à l'automne de 1974. Au
début du
printemps de 1975, contre avis médical, j'arrêtai.
Une fois revenue de ma crise de manie initiale, et
une
fois rétablie de la terrible dépression qui avait
suivi,
j'avais réuni une armée de raisons pour former
une ligne
de résistance à la prise de
médicaments. Certaines
de ces raisons étaient de nature psychologique. D'autres
tenaient aux effets secondaireséprouvés du fait
des haut
taux de lithium requis dans le sang, du moins à l'origine,
pour
tenir la maladie en échec... Chez une petite partie des
patients, dont je fais partie, le niveau thérapeutique du
lithium - le niveau efficace - est dangereusement proche du niveau
toxique.
Il ne fut jamais mis en doute que le lithium
réussisait très bien sur moi. Ma forme de PMD a
toutes
les caractéristiques cliniques indiquant une bonne
réaction au lithium : mes accés maniaques,
grandioses et
expansifs, précédant mes accés
mélancoliques [MDI] et non l'inverse, et j'ai de forts
antécédants familiaux."
p 104 " En fin de compte, les aspects psychologiques pesaient bien plus
lourd que les effets secondaires dans ma résistance
prolongée au lithium. Je ne voulais tout bonnement pas
croire
que j'avais besoin de médicaments. Pas question de renoncer
à mes états d'euphorie. Je ne pouvais plus me
passer de
ces sentiments intenses de confiance et de bien-être, en
outre si
communicatifs. Comme les joueurs qui sacrifient tout à
l'extase
des instants éphémères ou ils gagnent,
ou les
drogués qui mettent en jeu leur famille, leur
carrière,
leur vie pour de bref intermèdes d'énergie et
d'exaltation, je trouvais mes accès de manie
modérée à la fois grisants et
très
favorables à ma productivité. Plus encore, je
croyais
sincérement ... que je devais être capable de
franchir
toutes les difficultés du chemin sans m'appuyer sur des
béquilles comme les médicaments.
Je n'étais pas la seule dans cet état
d'esprit.
Quand j'ai été malade, ma soeur m'a
déconseillé dur comme fer de prendre du
lithium... Elle
m'informa que je n'en mourrais pas de mes accès de
mélancolie et de manie, et que mon ame strophierait si je
choissisai d'atténuer la souffrance de mes
épreuvesen
prenant des médicaments."
p107 " Et ce n'est pas que je m'opposais moralement à la
médecine psychiatrique. Pas du tout. Je n'avais, je n'ai
aucune
indulgence pour ces beaux esprits, souvent psychiatres ou psychologues,
qui s'opposent au traitement médical des maladies
psychiatriques
- pour ces cliniciensqui tracent une espéce de ligne de
démarcation entre les affections "organiques", telles que la
maladie d'Hodgkin ou le cancer du sein, et les maladies psychiatriques
telles que la dépression, la maniaco-dépression
ou la
schizophrénie. Je crois, sans l'ombre d'un doute, que la PMD
est
une maladie organique : à de très rares
exceptions, la
traiter hors médication est une faute professionnelle.Mais
je
n'en continuait pas moins à me croire obscurément
capable
de tenir le coup sans médicaments, à
être seule
dans mon genre !"
p111 " La résistance au lithium joue pour de bon dans la vie
dans la vie de milliers de patients chaque année. Elle
conduit
presque toujours au retour de la maladie et, plus souvent qu'on ne le
pense, à la tragédie. Il devait mêtre
donné
peu de temps après mon propre combat contre le lithium, de
revoir cela chez un de mes patients qui symbolise douloureusement le
prix très élevé du refus.
p114 [ histoire d'un patient] "Aucune forme de
psychothérapie, d'information, de persuasion ou de
coercition ne
réussisait. Nul contrat passé avec
médecins et
infirmières ne tenait. La thérapie familiale ne
donnait
pas de résultat. Les hospitalisations
répétées, les relations
brisées, les
désastres financiers, les emplois perdus, les
incarcérations, le gâchis d'un esprit
créatif et
cultivé, rien n'y faisait. Rien de ce qu'on pouvait imaginer
-
moi ou quelqu'un d'autre - ne marchait. ... Les accés de
mélancolie devinrent plus fréquents et plus
graves. Nulle
percée ne venait. Nulle fin heureuse ne se profilait jamais.
Médecine et psychologie devaient s'avouer impuissantes
à
lui faire prendre ses médicaments assez longtemps. Le
lithium
marchait, mais il ne le prenait pas.Notre relation marchait, mais pas
assez. Il souffrait d'une terrible maladie qui finit par lui
coûter la vie, comme il en va chaque année pour
des
dizaines de milliers de personnes."
p 120 " La dépression suicidaire, m'était-il
apparu au
plus profond de ces dix-huit mois de calvaire, est le moyen que Dieu a
trouvé pour apprendre aux maniaques à en
rabattre. Et
ça marche. La mélancolie profonde est, de jour en
jour,
de nuit en nuit, la voix royale de la souffrance. Douleur impitoyable,
obstinée, sans échappatoire, sans alternative .."
First-episode
mania differs in several aspects from subsequent episodes
MedWire
– CINP (Chicago, Illinois, USA) – July 11, 2006:
Patients with bipolar
disorder who are being treated for their first episode of mania differ
in several ways from patients who have had multiple manic episodes.
Here,
on the second day of this conference, the first episode represents a
critical point at which to intervene and preserve brain function, and
to determine whether other issues such as cannabis use could exacerbate
their condition.
“The main thing to remember about the
first-episode patient is that you want to be able to diagnose them
earlier on and give them the best treatment there is,” said
Dr. Lakshmi
N Yatham. “The assumption is, and what the data are
suggesting, is that
patients with bipolar disorder who have had multiple episodes of mania
have levels of impairment that we’re not seeing in first
episodes.”
Dr.
Eduard Vieta noted that people with first-episode manic episodes are
ideal patients for preventive approaches, and that such approaches
should include both pharmacologic therapy and psychoeducation.
Brain imaging shows smaller deficits in first episodes of mania
Dr. Lakshmi N Yatham, professor of psychiatry,
University of British Columbia, Vancouver, British Columbia, Canada
People
with bipolar disorder who are being treated for a first episode of
mania have impairments in both memory and executive function. However,
these deficits are smaller than those that are typically seen in
patients who have had multiple episodes, according to Dr. Yatham.
“The
implication is that, if we can prevent those episodes subsequently, we
can preserve their brain structure and improve the course of the
illness,” he explained after his presentation. Intervening in
this way
at this juncture can help people with bipolar disorder stay well, he
said.
Dr. Yatham and co-investigators are currently involved in
an ongoing study in which they are attempting to understand the point
at which those impairments, as well as changes in brain structure,
occur in bipolar disorder.
“It is unclear whether those are
present at disease onset and predispose people to develop the disorder
or whether they develop during the course of the illness, due to the
effects either of multiple episodes or of multiple psychotropic
agents,” he said.
To date, the investigators have recruited 24
patients who have had their first manic episode within the last three
months. They hope to enrol at least 100 patients. Eligible patients
meet the criteria for remission of both mania and depression. The
instruments used by the investigators include structural magnetic
resonance imaging (sMRI), proton spectroscopy, and neurocognitive
assessment. The patients undergo these tests at enrolment, and then at
six- and 12-month intervals.
In this preliminary analysis, the
investigators are finding that first-episode patients already have
impairments in memory and executive function compared to the general
population. However, “the magnitude of deficits in these
domains is
smaller than what has been reported in patients with multiple
episodes,” he said in the presentation. This finding shows
that early
intervention may help prevent further deterioration, he added in the
interview.
First episode of mania more severe than in patients with
multiple episodes
Dr. Eduard Vieta, professor of psychiatry,
University of Barcelona, Barcelona, Spain
Similarly,
Dr. Vieta and his co-investigators found that patients with
first-episode mania had severe symptoms as defined by the Young Mania
Rating Scale (YMRS), but were less likely to have the cognitive
impairments seen in patients who had have multiple episodes. He
presented the findings of an observational study conducted in 14
countries throughout Europe, the European Mania in Bipolar Longitudinal
Evaluation of Medication (EMBLEM) study, in which 244 patients who have
had a first episode of mania have been enrolled. Ultimately, the
investigators plan to enroll 3,536 patients for the full cohort.
He
acknowledged the limitations of studying patients with first episodes
of mania. “This approach assumes a new onset of bipolar
disorder, but
leaves out patients who have so far only had episodes of
depression,”
he said, noting that depression is treated as a unipolar illness until
patients exhibit manic symptoms. The approach has also traditionally
been limited in that first episode is defined as first hospitalization,
when most patients have episodes that do not require hospitalization.
Interestingly,
in this patient group the investigators found that first-episode
patients had an older age of onset than did historical multiple-episode
patients, and were more likely to have required hospitalization, and to
have experienced more severe symptoms. The average YMRS scores for the
first-episode patients was 28.6, compared to mean scores of 26.3 for
multiple-episode patients (p=0.001). They were also more likely to have
used cannabis in the months preceding the manic episode, and were also
more likely to be untreated or to be using only one agent to control
their disorder.
“First manic episodes are more likely to start
with psychosis than subsequent episodes, and are often precipitated by
cannabis use,” Dr. Vieta said. He noted that cannabis use is
thought to
be a trigger for mania in susceptible individuals.
Interestingly,
the first-episode patients not only showed no cognitive impairments
compared to multiple-episode patients, but these patients also had
better cognitive functioning than controls who had no psychiatric
disorder. Patients with multiple episodes typically showed declines in
verbal skills and executive function, he said.
The first-episode
patients typically had a shorter time to recovery. However, Dr. Vieta
noted that earlier research has shown that, even though
patients’
symptom resolution averaged 93 % after the episode, their functional
recovery lagged, at an average of 30 %, with a recurrence rate of 30 %.
First episode patients had greater improvements by YMRS and
Clinicians’
Global Improvement-Mania scores.
“The first episode is a great
opportunity to intervene, because these patients are more responsive to
treatment than are patients with multiple episodes,” he
concluded.