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Notes sur ..
le traitement de la manie |
A.I.T.B.
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Traitements
de la manie
(Premières conférences
analysées 20/11/2003et 21/10/2004 Maj notes : 14/09/06)
Les
principaux documents de
référence sont
indiqués en fin. Il n'est pas question d'être
exhaustif
sur un tel
sujet, aussi a-t-on privilégie les documents
récents
faisant autorité
(rapports de recherche) et
les rares documents en français. La presse de
vulgarisation
médicale a
été volontairement écartée.
Ces notes sont
bien entendu SGDG.
Le
traitement de la manie est différent en Europe et aux USA.
Les
praticiens des USA emploient les thymorégulateurs comme
traitement de
fond. Les neuroleptiques (appelation européene) ne sont
employés que
pour calmer (sédater en jargon) le malade dans la phase
d'urgence. Les
études cliniques soutiennent le point de vue
américain et
ne donnent
pas de justification médicale à l'emploi
prolongé
des neuroleptiques .
Une
thése
de
médecine
française , une fois
n'est pas coutume, et très étonnament de
médecine
générale et non de
psychiatrie (Sandrine GRAVIER Nantes 2003), analyse la distortion entre
la connaissance médicale - thymorégulateurs sauf
urgence
- et la
pratique - neuroleptiques souvent au long cours. La
controverse
sur l'emploi abusif des neuroleptiques est symétrique de
celle
sur
l'emploi abusif des anti-dépresseurs chez les bipolaires.
notes l'usage
malin des
neuroleptiques
références
Dans la conférence du 21
octobre 2004,
annoncée sur le
même sujet mais qui a surtout parlé des
problèmes
du traitement par
thymorégulateut toutes phases confondues (plutot la conf 12
de
l'an
dernier), le Dr GAY a parlé durant 30 minutes des
problèmes posés par
la controverse sur les antidépresseurs et sur les
problèmes
symétriques, d'ailleurs, posés par les
neuroleptiques. Référence
a été faite, a de nombreuses reprises, aux
interventions
de pahad sur
le forum http://bipolairemd.free.fr
première partie
conf du 21/10
deuxième
partie conf du
21/10
troisiéme
partie conf du 21/10 (commence par les
avantages du
lamictal)
A
comparer avec la
controverse sur les neuro au
long cours
ci-dessous, la controverse
sur les AD
et le parfait
thymorégulateur
et l'espace-temps
des
thymorégulateurs
Une
analyse des
documents en question (la conférence du 21/10, la
thése
de S.GRAVIER)
sera fournie dans les prochains jours.
I. HISTORIQUE.
traitements d'il y a 20 ou trente ans :
I.1 Haldol (haloperidol), Largactil (1952 Pierre Deniker)
I.2 Effets secondaires lourds
I.3 Peu d'explications : 1 patient sur 4 savait pourquoi il
était traité.
II. DIFFICULTES
PRATIQUES DU
TRAITEMENT
II.1 "Attraper le malade" en
phase maniaque qui se sent
très bien.
II.2 Hospitalisation d'office
III. TRAITEMENT ACTUEL DE
REFERENCE :
LITHIUM.
III.1 Délicat à équilibrer : dosages
tous les 5 jours
III.2 Risque de suicide divisé par huit.
III.3 Action préventive neurologique.
III.4 Utilisé aujourd'hui en 2ème
intention
IV .TEGRETOL et TRILEPTAL
iv.1. origine anti-épileptique
iv.2 efficacité limitée dans le temps
iv.3 stimulation des enzymes : nombreuses interactions
iv.4 autres effets secondaires
iv.5 amélioration trileptal.
V.
ZIPREXA. ( )
V.1 Trés bien toléré
V.2 Effet secondaire : prise de poids.
V.3 Aripiprazole : produit voisin, ne fait pas grossir.
VI.
ELECTRO-NARCOSE
VI.1 Très efficace en dernier recours
VI.2 Effet secondaire : mémoire court terme
VII
LAMICTAL (lamotrigine)
AMM US prévention des récidives.
Montée en dose progressive impérative.
VIII.
LARGACTIL ( chlorpromazine)
Effets secondaires importants : photosensibilisation.
IX.
LEPONEX.
Surveillance stricte nécessaire. Milieu hospitalier;
X.
TRAITEMENTS PSYCHOLOGIQUES CONNEXES.
Impossibles en phase maniaque.
Uniquement amorçables en phase descendante.
Q1. ZYPREXA DANS LES ETATS MANIAQUES SERIEUX.
Problème de posologie. Forme injectable. Solian en posologie élevées.
Q2. RISQUES SUR ARRET DE
TRAITEMENT LITHIUM.
Episode d'excitation puis dépression.
Double dosage possible : dans le plasma et les globules rouges.
Q3. EFFET DU DEPAKOTE SUR
LE PANCREAS.
Q4
RECHUTES DEPRESSIVES =
PERTE DE NEURONES ?
De l'usage
"malin" des neuroleptiques.
1). Un emploi des neuroleptiques sans
mesure de
durée..
La
thése
de
médecine
du Dr Sandrine
GRAVIER (Nantes2003) discute de l'écart entre la
théorie
-
thymorégulateurs seuls au long cours - et la pratique
fréquente - thymo
plus neuroleptique au long cours. A la fois sur le plan
théorique et
sur le plan pratique (13 cas abordés). Très
intéressant.
Rappel : il n'y a aucune justification pharmacologique à
prescrire des
neuroleptiques en entretien. Seuls sont prouvés leurs effets
secondaires, pour parler poliment.
Dans son analyse elle indique que la raison
principale de
ces
prescriptions est la mauvaise observance des traitements par les
malades (ce qui obligerait - en sous-entendu - le médecin
à forcer la
dose).
Vue des "bénéficiaires" de
ces pratiques, il
y a une autre
explication
: le manque de compétence des psychiatres et leur
focalisation
sur
l'action à court terme, les entraînent
à faire de
la médecine
symptomatique. Ils agissent sur les symptômes visibles, sans
vision du
long terme, et gardent le même traitement "efficace" une fois
ces
symptômes disparus ou masqués.
Remarque : il est très étonnant que ce soit une
thése de médecine
générale qui aborde le sujet et non un
mémoire de
psychiatrie !
2).
Qui peut
entraîner des
bascules de
l'humeur (et ainsi aggraver l'évolution du
trouble).
La prescription à haute dose des
neuroleptiques provoque, dans certains cas, un virage
dépressif
"Le Dr
P m'expliqua les raisons de sa méfiance à
l'égard
des neuroleptiques,
qui tenait entre autres au risque de rechute dépressive
associé à
l'usage de la majeure partie d'entre eux " (Jean-Alain
Genermont,
Des hauts et des bas p 32) . L'effet sur les cycles d'un traitement
exagéré aux neuroleptiques est
dévastateur :
mes cycles
(jag)
Comme le dit le Pr Hardy-Baylé
(entretien avec aude
Lecrubier au Medec2004) "La réalité clinique
d’un
risque de virage de
l’humeur sous
neuroleptique d’un patient maniaque pose de
sérieux
problèmes aux
cliniciens dans le traitement de ce virage dépressif au
point
qu’il a
pu être dit que la prescription
d’antidépresseurs
comportait un risque
d’induction de cycles rapides. Or, les
thymorégulateurs ne
permettent
pas le plus souvent, dans un délai si court,
d’assurer
leur rôle
préventif. Les données montrent que le Zyprexa
contrôlerait bien le
“phénomène thymique”
(j’entends par
“phénomène”
l’ensemble du
“cycle”
thymique : manie + dépression) et permettrait
l’obtention plus
fréquemment qu’avec d’autres produits
d’une
stabilisation thymique à
court terme. Cette stabilisation thymique est essentielle".
Et ceci sans compter des effets secondaires :
effets
extrapyramidaux et syndrôme malin des neuroleptiques.
2). Sans
mesure de dose efficace.
Trop
de psychiatres
délivrent des doses de neuroleptiques
démesurées
en pensant que l'effet
est proportionnel à la dose (effet-dose) . Pour
l'haloperidol
(HALDOL)
la dose efficace est de 2 à 8 milligrammes (Nancy Andreasen
Brave New Brain).
.
La plupart des
substances psychoactives agissent lentement (mécanisme du
second
messager) et demandent quinze jours à trois semaines de
traitement pour
être efficaces, par exemple le lithium en action
anti-maniaque..
Pour
les thymorégulateurs, l'effet préventif
prend même entre 3 et six mois pour s'établir.
3).
A la
place du traitement
de fond : Thymorégulateur.
L'école
américaine du traitement de la
manie est
basée sur les
thymorégulateurs ( lithium, depakote, zyprexa..). Les
neuroleptiques ne
sont donnés au patient que le temps d'attendre que le
traitement
de
fond commence à produire son effet, soit environ quinze
jours.
Par
contraste, la pratique européene utilise
principalement
les
neuroleptiques pour traiter les épisodes maniaques.
WFSB2003 " Les
récentes
recommendations
d'Amérique du Nord recommandent presque toutes l'usage
preferentiel du
lithium ou du valproate (thymorégulateurs) pour la
première ligne
de traitement de la manie.En dépit de cela, les
neuroleptiques
classiques sont encore largement employés sur les patients
maniaques".
Comme
le notent Bourin et col
dans
leur article sur
la clinique
de la manie "Il est
paradoxal de noter qu'en
Europe, l'haloperidol(Haldol) est encore la substance de
référence
employée dans les essais cliniques, en dépit du
fait
qu'il n'est pas
officiellement indiqué pour le traitement de la manie."
New
Treatments in Mania
Dr.
McElroy
"Brave new
Brain" Vaincre
les
maladies mentales à l'heure du génome.
Nancy Andreasen .
De Boeck. 2004
p201.
"Trouver
la dose
correcte pour un médicament
n'est jamais aisé. La plupart des tests menés au
cours du
développement
des
médicaments procèdent par essais et par erreurs.
Souvent
on fait une
étude
d'étalonnage de doses (une étude dans laquelle
trois
à cinq doses
différentes
sont essayées, pour déterminer laquelle
fonctionne le
mieux pour une
maladie
donnée), mais les échantillons ne sont jamais
aussi
grands que ceux
qu'on
rencontre dans le monde clinique réel après qu'un
médicament ait été
utilisé
durant plusieurs années. Les médecins
décident
souvent sur la base de
leur
expérience que la dose devrait être plus ou moins
élevée. Etant donné
que la
plupart des substances psychoactives agissent lentement, et que les
médecins,
les patients et les infirmières dans les unités
d'hospitalisation
désirent des
améliorations rapides, il y a eu une tendance à
prescrire
des doses de
plus en
plus élevées. Par exemple quand
l'halopéridol
[HALDOL] est apparu aux
Etats-Unis
à la fin des années 60, la dose
recommandée
était de 2 à 8
milligrammes. Au
cours des dix ou vingt années suivantes, la dose a
grimpé, et certains
patients
recevaient des doses allant jusqu'à cinquante milligrammes.
Les
études
par
PET-SCAN [Tomographie par émission de positons] ont fourni
des
preuves
sur les
effets de doses supérieures ou inférieures. On
sait
aujourd'hui que les
recommandations initiales étaient correctes. Une dose de 2
à 4
milligrammes
d'halopéridol [HALDOL] bloque environ 60-75% des
récepteurs D2. Une
bonne dose
thérapeutique bloque autour de 80% des
récepteurs. ...
La
plupart des
médicaments utilisés
pour
traiter la
maladie mentale n'ont aucun effet dés le départ.
Ils
peuvent apporter
de
modestes améliorations, mais elles sont
généralement dues à des effets
secondaires -sédation chez une personne agitée et
hyperactive suite à
des
pensées psychotiques. La réduction des
symptômes
psychotiques, comme
les
délires, prend plusieurs semaines. Le PET-SCAN a permis de
visualiser à
quelle
vitesse les drogues bloquent les récepteurs qui envoient le
signal vers
le
système du second messager en passant par le neurone. Et la
réponse est
: les
récepteurs sont rapidement bloqués. Tout de suite
après l'injection de
médicaments, il atteint le cerveau et migre vers le
récepteur auquel il
correspond, l'occupant et fermant sa porte vers le neurone du
récepteur. Le
blocage des récepteurs est presque immédiat.
Si
les effets
thérapeutiques ne sont pas immédiats, comme c'est
le cas,
cela nous
apprend que
les effets thérapeutiques sont une conséquence
d'autre
chose que le
blocage.
Ils requièrent la synthèse de
protéines produites
à travers le système
du
second messager, étudié avec
élégance par
Paul Greengard. Aussi
longtemps que
cela est vrai des drogues psychoactives (et cela peut être
vrai
de la
majorité
d'entre elles pour longtemps encore) , tant les patients que les
"prestataires d'assurance-maladie" .. devront être patients.
Le
cerveau et le corps ne peuvent se remettre plus vite qu'ils ne le font.
Les
méthodes
pour étudier les systèmes de neurotransmetteurs
avec le
PET-SCAN nous
offrent
maintenant le moyen de créer une psychopharmacologie
rationnelle
: une
psychopharmacologie basée sur ce qu'on sait de la
manière
dont les
cellules
nerveuses communiquent, dont les drogues bloquent les
récepteurs, et
dont les
effets d'un médicament varient selon la dose. Dans un sens
le
PET-SCAN
nous
permet d'effectuer l'équivalent d'un contrôle du
taux de
sucre dans le
sang
pour le diabète. Pour les maladies
cérébrales,
cependant, on
s'intéresse aux
"niveaux dans le cerveau" et le PET-Scan nous permet
d'étudier
la
relation entre la dose de médicament et la
réaction
clinique basée sur
une
mesure de l'activité dans le cerveau. C'est un "nouveau
monde"
[d'où
le titre du livre "Brave New Brain"] qui donnera finalement aux
médecins de meilleures informations sur les doses les plus
efficaces et
épargnera aux patients des doses excessivement
élevées qui peuvent au
bout du
compte causer des effets secondaires indésirables...
Aident-elles
à
améliorer la vie des gens en permettant
d'élaborer des
diagnostics plus
précis
et de guider le traitement? A l'heure actuelle la valeur pour l'un ou
l'autre
de ces objectifs est relativement limitée; La RM et
l'imagerie
fonctionnelle ne
peuvent être utilisés pour rendre un diagnostic ..
La
plupart de ces
avancées
technologiques sont toujours des outils de recherche, utiles pour
sonder le
cerveau ou les mécanismes moléculaires des
maladies.
Toutes les données
rassemblées à ce jour à partir de
l'imagerie et de
l'électrophysiologie
sont
des comparaisons de groupe.. Mais ces études ne peuvent
faire
aucune
prédiction
spécifique sur un individu.. Ces découvertes ne
sont pas
utiles, en ce
moment,
comme tests de dépistage ou de diagnostic."
VIVRE AVEC
DES HAUTS ET DES
BAS. Christian Gay, JA
Genermont 2003.
Livre de Poche
p81
Jean-Alain
Genermont décrit ses cycles : "Ces
dépressions qui succédent
aux exaltations dépendent beaucoup de la thérapie
utilisée pour calmer
la manie qui précède. Elles sont d'autant plus
forte si
la thérapie a
été la plus "énergique", les doses de
neuroleptiques trop élevées ou
leur utilisation prolongée.
Aussi mon état au
sortir d'une
hospitalisation
est-il très vatiable : si le psychiatre a eu la main lourde,
je
passe
directement de l'exaltation à la dépression avant
même le retour à la
maison.; s'il a su avoir la main légère, je reste
trés actif, très
dynamique pendant quelques semaines, et la dépression
récurrente peut
parfois ne pas survenir. ... Pour les malades qui souffrent de manies
fortes, groupe auquel j'appartiens, il est particuliérent
difficile de
traiter la phase dépressive sans faire virer l'humeur vers
une
nouvelle
manie. On peut dire en schématisant que tout traitement trop
énergique
guérit l'épisode en cours, mais projette le
patient dans
la phase
opposée... C'est une question de doigté, il 'en
faut ni
trop, ni trop
peu.Peu de médecins semblent en tenir compte : sur la
dizaine de
ceux
qui m'ont pris en charge, deux seulement paraissaient
informés, "
Guidelines
for the Biological Treatment of Bipolar Disorders, Part II: Treatment
of Mania
janvier
2003 The
World Federation of Societies of Biological Psychiatry (WFSBP)
Heinz Grunze,
Siegfried
Kasper, Guy Goodwin, Charles Bowden, David Baldwin, Rasmus W Licht,
Eduard Vieta, Hans-Jürgen Möller,
WFSBP Task
Force on Treatment
Guidelines for Bipolar Disorders
Euphoric
(classical) mania
"with
evidence considered, lithium can be seen as a first line
treatment in euphoric mania within classical bipolar I disorder (level
A). Other level A qualifying treatments include in particular valproate
(Emrich et al. 1980; Freeman et al. 1992; Pope et al. 1991; Bowden et
al. 1994) and some atypical antipsychotics,
especially olanzapine
(Tohen et al. 1999; Tohen
et al. 2000). Compared
to lithium, valproate has a more rapid onset of action as
valproate’s
wide therapeutic window allows loading treatment strategies (Keck et
al. 1993). When compared directly to lithium, valproate showed
approximately equal efficacy (Bowden et al. 1994; Emilien et al. 1996).
Especially in patients with numerous (>8) episodes in history
(Swann
et al. 2000a), or >4 depressive episodes (Swann et al
2000b) and who have
failed on lithium
prophylaxis, valproate may be the
preferred choice in the treatment of acute euphoric mania. Recently,
the atypical antipsychotics olanzapine (Tohen et al. 1999; Berk et al.
1999; Tohen et al. 2000) and risperidone (Sachs et al. 2002; Yatham
2000; Segal et al. 1998) supplied Level A evidence for antimanic
efficacy. Also ziprasidone has shown antimanic properties in an
unpublished controlled trial in bipolar patients (Keck and Ice 2000,
Level C). Olanzapine has already been approved by the FDA for the
treatment of mania.
There are doubts about the
clinical relevance of all
recent placebo-controlled trials in mania. They are dominated by
excessively high drop-out
rates (about 50% in
three weeks) and the
reliance on rating scales with
“last observation carried forward.” Additionally,
there is
as yet very
little
experience of how the
newer atypical
antipsychotics compare directly to
other treatment standards. Thus, for olanzapine there is a small, but
not placebo-controlled study against lithium (Berk et al. 1999) and two
inconclusive – due to insufficient dosages –
studies
against valproate.
The arguments for the use of atypical antipsychotics in general are
their good tolerability when used at doses recommended for
schizophrenia (which may be too low for severe
mania) and relatively
rapid onset of action.
However, their potency in
treating acute mania has still to be established, especially in
comparison with typical antipsychotics.
However, the use of
classical neuroleptics in high
dosages should be restricted to very severe or violent cases of mania
where parenteral administration
is the only choice, and
should be limited to a
maximum of a few weeks,
to avoid the risk of tardive dyskinesia (TD). TD may have an increased
incidence in bipolar patients (Mukherjee et al. 1986). The aetiology of
TD remains uncertain but is believed to result from long-term blockade
of dopamine receptors. The true risks for atypical antipsychotics with
a high degree of D2 receptor occupancy are not yet established. The key
message from the introduction of the atypical drugs is that it is
possible to achieve antipsychotic and anti-manic action without
inducing severe extra-pyramidal side effects. This may imply that
low-dose classical antipsychotics are a sensible alternative to
atypical antipsychotics (Geddes et al. 2000). This may apply as much to
mania as to schizophrenia.
• Severity
of
mania
Recent treatment
recommendations from North
America have almost
uniformly advocated the preferential use of lithium or valproate
(‘mood
stabilisers’) for the first-line treatment of mania. Despite
this,
classical antipsychotics are still very widely used in manic patients.
For example, more than 60 % of manic patients received classical
antipsychotics at the Psychiatric University Hospital of Vienna between
1997 and 1999 (Letmaier, personal communication). In
other settings, the
figures may be even much
higher (for example, 89 %
in a Scandinavian routine setting, Licht et al. 1994). Obviously,
besides symptomatology, the severity of behavioural disturbance
determines the firstline treatment in acute mania. Most treatment
algorithms are based on controlled trials in mild
to moderately manic
patients who are still able
to sign informed
consent. In clinical practice, severity is more likely the primary
argument in favour of a special drug. For the ultra-short treatment of
acutely manic and highly excited or violent patients, classical
antipsychotics still have their place (Licht 1998) and are superior to
lithium (Prien et al.
1972; Garfinkel et al.
1980). In patients who are
severely manic but still willing to take medication, loading with
lithium (Keck et al. 2001), valproate (Keck et al. 1993; Grunze et al.
1999) or carbamazepine may be an alternative (Dose and Emrich 1995).
Although atypical antipsychotics showed efficacy in controlled trials,
these trials included mild to moderate manic patients and
generalisability to severe mania is difficult (Licht et al. 1997).
Clinical experience with dose-loading is still missing and may be
complicated by potential QT prolongation. Currently, the domain of
atypical antipsychotics appears to be milder forms of mania and
hypomania. An exception may be clozapine which has shown efficacy in
refractory mania, both euphoric and dysphoric, in open prospective
trials (Level C, Calabrese et al. 1996; Green et al. 2000;
Müller
and
Heipertz 1977; Suppes et al. 1992; Antonacci and Swartz 1995).
•
Hypomania
Hypomania usually does
not need immediate
intervention with a maximised
treatment. The best recommendation is to check the plasma level of the
mood stabiliser the patient has been taking previously and, depending
on the result, increase the dosage. If the patient has not previously
received a mood stabiliser, an appropriate
drug should be
introduced that will also be the
drug of choice for
prophylaxis. As many patients with hypomania may have an underlying
cyclothymic disorder, drugs showing efficacy in cyclothymia should also
be considered and continued for long-term treatment. Open studies
suggest efficacy of low doses of lithium or valproate (Deltito 1993;
Jacobsen 1993; Akiskal 2001). There is also evidence for the usefulness
of risperidone in hypomania (Vieta et al. 2001). If no further
prophylaxis is planned, short-term treatment with either valproate or
an atypical antipsychotic may be the best choice (Level D), as both are
well tolerated, have a good safety profile and a relatively rapid onset
of action, minimising the danger that hypomania develops into mania
within the next days.
Tolerability
and safety
The treatment
experience is a key issue for
patients and their
families. It also has inevitable consequences for trust in the
therapeutic relationship and compliance. Extra-pyramidal side effects
(EPS) and long-term TD are the major risks of using dopamine blocking
drugs. In the case of mania, high doses of classical antipsychotics, a
traditional approach in many countries over many years, should not be
the treatment of choice in the great majority of patients who accept
medication and should only ever be used when the potential benefits
definitely outweigh the known risks. Low doses up to the threshold for
EPS may be acceptable, if sufficiently monitored, but increasingly we
expect atypical drugs to prove preferable where they can be afforded.
Patients who take drugs irregularly, and who are at a risk of
overdosing, should not be considered as candidates for lithium
treatment owing to its narrow therapeutic ratio.
There is a growing
awareness of the secondary
impact of many long-term
treatments on general physical health. Apart from being a cosmetic
issue, obesity is increasingly seen as a major health issue for
patients treated with drugs that promote weight gain, of which there
are many examples in any bipolar guideline...
Bourin
M,
Lambert O, Guitton B
Treatment of acute mania-from
clinical trials to
recommendations for clinical practice.
Hum Psychopharmacol. 2004 11 26;
No
consensus has been reached with regard to the treatment of bouts of
acute mania in various parts of the world. Controlled clinical trials
have, at last, provided irrefutable evidence of the activity of
lithium, which has long been used alone, as well as that of divalproate
or its derivatives and, to a lesser extent, carbamazepine. The new
antipsychotic agents have more recently established their efficacy,
especially olanzapine, risperidone and aripiprazole. It is paradoxical
to note that, in Europe, haloperidol is still the reference substance
used in clinical trials despite the fact that it is not officially
indicated in the treatment of mania. In the USA, lithium, divalproate
or antipsychotics can be prescribed as first-line treatment. In Europe,
lithium remains the first-line medication, whereas divalproate and
atypical antipsychotic agents are used only as second-line therapy. The
conventional antipsychotic agents (such as haloperidol, loxapine or
zuclopenthixol) which should no longer be prescribed during manic
episodes given the potential risks and side effects associated with
these substances (extrapyramidal side effects, depressogenic effect,
malignant syndrome) are still prescribed extensively in Europe.Although
both types of medication (antipsychotics, normothymic agents and/or
anticonvulsants) have proved to be clinically effective in the
management of mania by reducing the mania scores overall, the same does
not apply, however, to all symptoms of mania. Factorial approaches to
mania have all shown that since there are several clinical forms of
mania, several lines of manic symptoms can be identified. Antipsychotic
and normothymic agents and/or anticonvulsants do not appear to have the
same effects on each of these identifiable clusters of symptoms, mainly
psychotic features. We believe that it is vitally important for future
clinical trials of mania treatment to focus on the treatment effect by
adopting a factorial approach to the episode with an appropriate
methodological structure provided to this end.These questions highlight
the uncertainty shrouding the very structure of manic episodes, namely
that these are predominantly of a thymic or psychotic nature. The
Europeans undoubtedly consider mania to be more of a thymic episode and
prefer lithium as the first-line treatment, whereas the Americans
believe that psychotic symptoms dominate and widely prescribe
antipsychotic agents. However, from the standpoint of clinical trials
currently available, even though antipsychotic agents are certainly
effective in reducing the scores on the mania scales, can they be
considered purely as antimania treatments?
BAP
Guidelines
2003 (consensus des
psychiatres britanniques)
"Mania
can develop extremely
quickly and give rise to risks both for the patient and for others. In
its more severe form, mania is almost invariably treated with
antipsychotics and patients with
psychotic mania were among the first patients treated successfully with
chlorpromazine[LARGACTIL]. The older, so-called typical,
antipsychotics have been the mainstay of treatment in all countries
where practice has been systematically audited (II, reviewed by
Cookson, 2001). They
are anti-manic not simply sedative. However, placebocontrolled data to
show that any older antipsychotic works in mania is very
limited (Ib, Johnstone et al., 1988). Clinically, we depend heavily
upon the evident short-term effect of tranquillization, observable in
clinical practice and under trial conditions (Ib, van Leeuwen et al.,
1977), but perhaps too often produced with excessively high doses.
There is little good evidence to
guide the choice of dose, but, for example, increasing the dose of
haloperidol [HALDOL] above 30 mg per day is not justified. "
Traduction
:
La manie peut se développer
extrêmement
rapidement et
entraîner des
risques à la fois pour le patient et pour son entourage.
Dans sa
forme
la plus sévère, la manie est presque
invariablement
traitée avec des
antipsychotiques. Les patients souffrant de manie psychotique ont
été
parmi les premiers à être traités
efficacement avec
le Largactil...
Cliniquement, nous [les psychiatres] dépendont durement de
l'effet
évident de sédation à court terme..
mais
peut-être trop souvent produit
avec des doses excessivement hautes. Il y a peu d'évidence
thérapeutique pour le choix de la dose, mais par exemple,
augmenter la
dose d'HALDOL au-delà de 30mg par jour n'est pas
justifié. (Note
: l'étude par PET-SCAN a montré qu'une dose
supérieure à 8mg par jour
n'était pas justifiée N.Andreasen opus
cité
ci-dessus)
Ah,
qu'en termes
mesurés ces choses là
sont dites. Effet pour le "client" de base : La première
préoccupation
de beaucoup de psychiatres hospitaliers, en face de crises d'excitation
maniaque, est de "calmer" à tout prix le malade
quitte
à forcer
quelque peu sur la dose. Et encore on ne parle ici que de l'haldol. Il
arrive que des services entiers durant les jours
fériés
soient traités
au clopixol, comme cela les zombies du service n'emmerderont ni les
infirmiers ni surtout le praticien de garde.